Porto. Acte II scene 1.

mamselle-bulle

L'avion se pose.

Par le  hublot on peut apercevoir le ciel. Bleu.

Les valises récupérées. Roses pour elle. Noires pour moi.

On file vers la "Saida". Au loin, deux petites têtes connues. Esquisse de sourires qui se précisera au fil des jours. Embarcation dans la voiture. Blanche.

Paysages qui défilent au rythme d'une conduite portugaise et donc plutôt sportive.

Valises posées. Repas du midi. On file à la mer.

Bonjour Madame Bleue. Ballade en  groupe et discussions individuelles. Posées. Enrichissantes. Pleines d'espoir.

Au loin les goélands nous saluent.

L'appareil photo agrippé au cou je prends quelques clichés. Entre deux phrases amicales. Un pêcheur joue les équilibristes sur un rocher et se laisse arroser par les vagues qui viennent s'éclater presque directement sur lui.

J'aimerai essayer.

Sable et cailloux dans les chaussures, on se pose à la terrasse d'un café. Je retire et secoue mes godasses.

C'Est vrai que marcher sans  cailloux sous les petons c'est plus confortable.

Coucher de soleil. Nuit qui tombe. Soirée qui se poursuit. Encore et encore.

Avec pour seule musique. Des rires. J'en aurai presque mal aux zygomatiques. Mais qu' importe. Ça fait tellement de bien de se sentir bien. De se sentir être. De se sentir là. Vraiment.

Je me nourrie d'optimisme. C'Est ma nouvelle came. Douce drogue dont je ne pourrai à présent plus me passer.

Ensuite, tout continue. Très vite. Trop vite. Les ballades touristiques. Les points de vue merveilleux. Le mélange étonnant de pauvreté et d'opulence. Les discussions. Les sourires. La bouffe extra. L'alcool aussi.

Mais plus pour oublier. Simplement par plaisir. Notion que je redécouvre également. Et puis. Et puis c'est déjà l'heure des "à bientôt".

Se dire aurevoir dans un aéroport ça a quelque chose d'étrange. On se sent tous un peu con. À se regarder dans le blanc de nos quatre paires d'yeux sans savoir quoi dire ou quoi faire.

Ressemblant un peu à quatre gosses à qui on présenterait une nouvelle personne et qui se la jouerait timide. Et y'a un peu de ça. On est tous timides dans ces moments là. À pas savoir si on doit se prendre dans les bras. Ou dire un truc marquant. Ou juste agiter un mouchoir blanc.

Pour la nouvelle personne c'est autre chose.

Pour moi ces trois jours avait plus un goût de renouveau.

Un nouveau départ peut-être ?

Plus saint. C'Est certain.

Et tellement plus beau et bleu.

Un peu comme le ciel à notre arrivée.

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