Quotidien universel

Florian Touré

Le quotidien, d'un petit déjeuner.

 J'ai cru te rencontrer 
à l'arrière d'un bar café
Tu étais belle, tu rayonnais
toi et ta tasse de noir serré

Et moi j'étais là, assis à te regarder
Pour seul collation, ton corps et tes jambes raffinés

J'ai cru assisté à l'arrestation de mes rêves
quand j'ai vu ce papillon butiner tes lèvres.
Descendant en tourbillonnant dans ce tourbillon 
Alternant passion et écrit mièvre

Perdu entre réalisme et romantique
entre amour colère et tristesse
Tu as rendu la comédie tragique
Ce n'est la faute que de ma maladresse

Votre Altesse, mon amour,
Je rêve plus que d'un incipit où l'on puisse se revoir
Amour sans me dire au revoir
J'imagine déjà notre prochain Bonjour

Mais vient le jour, je me réveille
Ton souvenir ronge mes paupières
Ton souvenir règne dans mon ciel tel le soleil,
Brillant sur mon sang s'écoulant sur la vitrière. 


DT



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