rivages nocturnes

fotounette

 rivages nocturnes

Quand tout est endormi
La télé sous silence
Les enfants assoupis
Débutent ses errances
Le corps est au repos
Les soucis au bureau

Elle largue les amarres
Pour une ile en solo
S'offre un nouveau depart
Retour au point zero

Et la voila plongée
Dans le monde du silence

Le coucher de soleil pour elle
C'est un nouveau rivage
Où s' enquillent ses rêves

Quand les lumieres s'éteignent
La nature est plus verte
Le soleil plus intense
Elle Se laisse bercer
Dans une douce nonchalance
Elle ferme les yeux, soupire
L'imagination en effervescence

Il n'est pas minuit,
son mari assoupis
Elle ouvre les yeux
Elle est entre deux mondes
Elle est entre deux feux


Elle voudrait repartir
mais elle ne sait plus où
Elle crie bangkok , konakri, tambouctou
Oui le désert l' a pris
Mais le sable est trop mou

Elle rouvre les yeux
Il fait soudain moins chaud
Elle sent du sable sur ses lèvres
Elle cherche derrière le rideau
Un petit coin de ciel bleu
Un souvenir une trace de son rêve

Mais il n' y a plus rien

Quelques heures de trêve
S'enlisent sur un chemin boueux
Qui se termine dans une impasse
Elle croit y voir une pancarte
Et s' y abîme les yeux
Sur des mots poussiéreux
Il est : écrit "rivages nocturnes"

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