Rousse-Tête

franekbalboa

Il y a les gens qui sont attentifs, et ceux qui s'amusent d'un rien. Une mouche les distrait et c'en est alors fini de l'attention. J'étais ce genre d'élève. Le gamin impertinent, insolent et rêveur. J'étais de ceux qui ont des capacités et qui après avoir été démotivé ne les exploitent plus et s'en sortent très bien quand même.

Terrible pour les profs qui sentaient un bon élément que je ne fus pas. Je devais tirer la classe vers le haut, je n'aimais pas ce rôle et m'entetait à n'en faire qu'à ma tête. S'ensuivait alors un traitement particulier. 

Je me souviens de l'anglais en terminale. Où le professeur, non content d'avoir à me gérer, me laissa aux bons soins d'une jeune assistante anglaise. Les cours en questions étaient très étranges mais tellement plus stimulants. Elle arrivait avec son ordinateur portable et me montrait une image sur laquelle nous débattions pendant une heure. 

Elle affirmait mes compétences, cependant elles étaient limitées à l'oral, en passant à l'écrit cela devenait une catastrophe de médiocrité. Le système scolaire n'était pas fait pour moi. Je retrouvais alors l'assistante dans ces cours absolument passionnants. Je préférais de très loin l'échange d'idées à un commentaire de texte. C'est là que j'ai réellement eu un cours de langue vivante. Et je me suis aperçu que finalement je n'étais pas si mauvais.

Un soir alors que nous sortions entre amis, nous décidâmes de nous retrouver dans un bar. Du haut de mes seize ans, j'étais accompagné d'amis plus âgés, car ayant passé une classe. Après une bière et de longues discussions et boutades, je sortis profiter d'un air hivernal, ce soir de novembre était parfait. Une bise glaciale parcourait les rues et la place Plumereau où je me trouvais. Les gens bougeaient, il devait être vingt-trois heures. Je m'éloignais du bar et vit une femme au sol. Je reconnus immédiatement ces cheveux là. Elle portait une jolie robe noire paillettée, des talons bleu nuit. Une petite veste noire venait s'ajouter en compagnie d'un sac bleu. Son visage était noyé de larmes. Sa peau si blanche offrait un saisissant contraste avec le liquide noirâtre qui se formait sous ses yeux d'un vert émeraude, parfaitement en accord avec le petit pendentif de la même couleur. J'approchais et m'arrêtai alors devant elle. Elle continuait à pleurer, m'ignorant totalement. Choisissant l'indélicatesse, je lui demandais ce qui n'allait pas. Elle me répondit sans le regarder qu'elle ne comprenait pas ma langue. Je lui lançais sur un ton légèrement amusé, en anglais, que ce n'était pas bien de mentir, et lui reposais la question. 

Elle leva la tête et son visage se figea face au mien. Les larmes s'arrêtèrent. La surprise se mêlait à la tristesse. Elle me demanda ce que je faisais là. Je lui expliquai rapidement. Elle me dit alors que ce n'était pas un âge pour sortir consommer, et que ce n'était pas une heure pour que je sois dehors. Plein de culot, je lui proposai alors d'en discuter autour d'une bière. La réponse ne se fit pas attendre. Un brin amusée, exaspérée, surprise et reconnaissante, elle accepta. Nous allions alors au bar Irlandais et après avoir commandé, elle s'eclipsa aux toilettes. Elle revint plus magnifique que je ne l'avais vue. Son visage démaquillé était splendide. Des tâches de rousseurs couraient sur ces jours pâles rosies par les écarts thermiques. Elle sourit devant mon probable air stupide et ébahi. Nous nous attablions alors et commencions à parler. Tout fut sujet à débat. Sa rupture récente, mon impertinence, mon niveau d'anglais... Le tout en anglais s'il vous plaît.

Puis les conversations changèrent. La vie en France, celle en Angleterre, la barrière de la langue, les relations... Nous avons échangé de longs moments. Puis vint alors la sortie. Elle voulut partir et j'insistai pour la raccompagner. Le hasard voulut qu'elle habite à deux pas de chez moi. Sur la route, elle me remercia de ma gentillesse, et arrivés devant chez elle, m'embrassa délicatement. Nos lèvres se rencontrèrent et échangèrent un baiser d'une douceur étonnante. Je fus sonné. Elle avait pris la main. Elle saisit délicatement la mienne et m'amena dans son appartement. Je ne parlais plus. Elle ferma la porte derrière moi, et me poussa sur le fauteuil. Elle se mit à cheval sur mes genoux et m'embrassa. Je lui rendis son baiser avec fougue. Puis elle commença à frotter son entrejambe sur la mienne. Je devenais fou et laissais alors ce démon là s'emparer de moi. Je lui ôtai son soutien-gorge pour venir goûter cette poitrine d'une chaleur incroyable, pendant ce temps ses mains qui tatonnaient mon jeans arrivèrent alors jusqu'à mon sexe. Elle sortit l'appareil de son étui, et entreprit des va-et-viens le long de ce membre devenu dur. Ses longs cheveux dansaient le long de cette tige, elle était plus magnifique encore. Moitié dénudée, un air de vice dans les yeux, une bestialité terriblement excitante, elle continua de longues minutes. Je finis par la déshabiller et commença à caresser cet organe de plaisir. Jouant avec les lèvres et le clitoris, j'y allais un peu au feeling, voyant comment elle se tordait sous mes soins. Elle repoussa ma main et attrapa un préservatif dans son sac. Elle l'appliqua de manière incroyablement sensuelle avec les lèvres sur mon membre dressé. Puis elle finit de se déshabiller et s'offrit totalement. J'enlevais mon maillot et elle s'empala délicatement sur moi. Chevauchant gracieusement mes jambes, je me régalais autant à la regarder qu'à lui offrir du plaisir. Elle explosa un peu avant moi, noyant mes jambes et le fauteuil. Puis elle m'enlaça délicatement m'embrassant de nouveau, toujours moi en elle. Nous primes ensuite une douche. Elle attendit alors que je me sèche, je l'attrapais alors, et la portais jusque dans le lit où nous finîmes la nuit.

Que de douceurs, que d'inattendu... J'ai aimé les petites anglaises, mais celle là avait quelque chose en plus. Je me souviendrai toujours de ces moments.

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