Soleil caché

onizuka

L'amour dans sa chute libre t'attend au tournant
Prisonnier perpétuel de ses propres tourments
Telle une cascade dont les eaux sont douces
Sa fière gravité d'un seul coup repousse
La quiétude du bébé sous le chant de do ré mi
Dans son landeau que l'on croyait endormi
T'emporte pour t'écraser contre les pires rochers
Aigle laissont choir la soumise de ses crochets

Et si le liquide s'évapore toujours en gouttes
L'Amour fêlé est d'une lourdeur qui dégoutte
Pourquoi le mien se mue t'il toujours en glace?
Sa froideur sournoise en tombant se fracasse
En mille lames acérées qui terrassent mon coeur
Newton et sa pomme auraient il commis une erreur?

Ou es tu soleil qui pourrait faire fondre

Ces sommeils agités, ces lumineuses ombres
Qui aveugle tout comme le masque du bourreau
Ou l'écume quand tu es pris dans ses rouleaux?

Il n'est point de retour, il n'est point de ressac
Une fois pris dans ses tours, entends le gel qui craque
A chercher la terre des fontaines d'Eden
Accordes moi un seul cimetière, daignes
Me lâcher enfin en plein milieu du désert
Ou l'humidité meurre sans singer le cancer

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