Symphonie d’un clown blanc

Stéphan Mary

Le son d'une clarinette Habille un bâtiment Piano par la fenêtre L'homme peut être un clown blanc

L'homme titube dans la rue

Invective les passants

Leur montre son trou du cul

Une femme passe en riant

 

Le son d'une clarinette

Habille un bâtiment

Piano par la fenêtre

L'homme peut être un clown blanc

 

Il semble complètement saoul

Crie tu me manques Constance

Ses larmes énervent la foule

Qui se tient à distance

 

Chant des sirènes hurlantes

Rhapsodie très cynique

Symphonie trop gênante

Se jouent des harmoniques

 

Aux urgences la panique

Radeau Psy évidence

Dans sa tête la musique

Joue l'histoire d'une démence

 

S'il vous plaît calmez-vous

Mélodie vide de sens

Ça suffit couchez vous

Un lit de circonstance

 

Il a l'air tellement fou

Rhapsodie de Constance

Qui l'appelait Malou

Ca le mettait en transe

 

Symphonie d'un vieil homme

Éperdu mais pas fou

Radeau psy le renomme

Errance et non Malou

 

Une larme glisse sur la vitre

Miroir de circonstance

L'homme sourit fait le pitre

Et danse pour sa Constance

 

Il a hissé la voile

Bateau quitte le port

S'envole vers son étoile

Musique son cœur s'endort

 

Le son d'une clarinette

Habille un bâtiment

Piano par la fenêtre

L'homme était le clown blanc


Texte Stéphan Mary 

Slamé par Le zèbre

Vidéo : La meute slam37, mai 2016

Image : Gerónimo Medrano est un clown, né à Madrid en 1849, mort à Paris en 1912

https://stephanmarylezebre.wordpress.com/

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