Toi

Aglaé Zebrowski

Cette nuit, dans mes pensées,

Les idées s’enchaînaient,

Des moments de clarté,

Et de lucidité.

J’ai ouvert mes paupières,

Et regardé l’envers,

D’un décor que mes frères,

Trouvaient un peu trop vert.


J’ai introduit mes doigts,

Dans une prise de conscience,

Pour extirper le sens,

De ma morne existence.

Mais le geste m’a blessé,

Me produisant l’effet,

D’un choc occasionné

Par l’électricité.


J’ai retiré ma main,

L’ai posée sur ton sein,

J’ai senti la mesure,

La course à folle allure,

De ton cœur qui soudain,

S’emballait pour un rien,

Un rien pouvant m’inclure,

Mais ça j’en suis pas sûr !

.

Pendant trente-et-un ans,

J’ai marché dans les rangs,

J’ai suivi les sentiers,

Déjà vus, empruntés.

J’ai regardé ces gens,

Amorphes et déprimants,

Ils voulaient m’entraîner,

Me traîner, tout entier

Dans leur caveau social,

Les abysses commerciales,

Où s’enterrent et s’endettent,

Ces pitoyables bêtes.


Maintenant, je les vois,

Maintenant, je te crois,

Hors de la fourmilière,

Les idées sont plus claires.

Ma vie paraissait vide,

Insipide et morbide,

Désormais je voltige,

À m’en donner l’ vertige.


La boussole de mon cœur,

N’indique plus la torpeur,

Elle a trouvé un sens,

Une autre source d’influence,

Tu la connais, cette voie,

La gagnante du tournoi,

Qui flamboie et tournoie,

Au cœur d’ mes premières joies :

Toi.

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