Traces d'émois

gribouille--2

Actuellement j'ai reçu mon relevé de carrière professionnel et les ressources que les caisses de retraite vont m'octroyer, j'arrive à ma cinquante sixième année et le récapitulatif de mes efforts de salarié et de libéral est inscrit dans des collonnes au fil des lignes, j'ai des traces de mon passé qui ressurgissent en conséquence.

Tiens oui, je me rappelle mon premier restaurant, mon apprentissage, mon premier hôtel, mes tourments de l'époque, je deviens vieux et je rajeunis un peu en retraçant le passé.

Ah, tiens là effectivement, c'était bien, ah, tiens ici, c'était mal, désagrable et pourtant necessaire de supporter les tourments des situations professionelles.

Pendant que j'y suis, j'ai rempli des fiches dans des sites de vieux copains, de mes anciennes écoles aux photos jaunies en ligne, mes traces d'émois scolaires se collent à mon passé professionnel.

Dans mes traces se sont engouffrés d'autres internautes, d'autres anciens scolaires, à la recherche de leur passé.

Je n'ai pas marché sur la lune bien sur et ces traces sont un peu effacées, mais c'est un bonheur que de chercher à se souvenir et c'est dur de revivre des moments pénibles, des années difficiles, et pourtant nous sommes encore là, à ne pas nous reconnaitres dans nos apparences respectives , nous les internautes d'aujourdhui, bien que nos chemins se soient croisés. Pas grand chose à se raconter et pourtant en ce temps là, on vibrait on escaladait, on sautait, on cabriolait, on se roulait, on se marrait, on s'éclaboussait, on rèvait d'un monde futur, le présent actuel.

Copies conformes non conformes à nos espoirs, nos divergences, nos traces sont floues et pourtant si nettes.

Alors les émotions nous submergent, et les traces de nous sont inscrites en attendant d'être lues par d'autres à la recherche de leur futur probable.

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