NÉ UN LONG DIMANCHE DE FIANÇAILLE

Philippe Larue

Un jour, j'étais né. Pas Cléopâtre ma mère, quoique, non le nez mais l'arbre généalogique. Et pour cela, des arbres remarquables et millénaires avaient pris les vers de Racine. Qui Boileau de La Fontaine? Cézanne je Paris. Nous avons besoin de quelques centaines de litres mais rassurez-vous, nous savons les transformer en oxygène pour que vous puissiez respirer. 

Je m'arête un instant sur les sardines qui n'étaient pas serrées dans un cabaret de vin blanc, ni d'huile d'olive et encore moins à l'escarbèche. Je Christ qu'à ce moment, les rouages de l'humanité étaient rouillés. Les hippopotames pouvaient marcher sur les nénuphars pour la Grande Traversée des astérisques et la transhumance des apostrophes car les pesticides n'existaient pas. Les girafes pouvaient avoir des dreadlocks, quand aux lions, on pouvait les observer avec des bigouddis chez la coiffeuse avant d'aller chez le dentiste tout cela très pacifiquement.

Quelques années plus tard, les océans étaient vidés alors que mon ventre n'avait contenu que trois kilos de petits poissons, les animaux et certaines espèces décimées alors que dix poulets et cinq kilos d'autrefois que j'avais ingurgités. Purée, je ne Bouddhais pas le Satori mais je commençais à avoir de quoi m'indigner. Plus de 40% de forêts avaient brulées et bien que je me contentais de respirer à 48 battements par minutes, je ne pouvais être responsable de cette disparition d'oxygène. 

Les lois humaines mettaient au patrimoine, les corridas mais le patrimoine de l'humanité...silence, ça pousse? Bref, une chose brève. Un sixième continent de déchets avaient  été créé, rempli de sacs plastiques et de bidons à l'odeur nauséabonde. CO2 O2 suivant de prendre la relève. Les colibris avaient essayés d'éteindre l'incendie alors, même dans un fauteuil roulant, je me devais de protéger mes enfants, de laisser une planète humaine. Certes, j'utilisais des arbres remarquables pour mes travaux. Avec moi, métamorphosés en guitare, le fantôme de Racine était virtuose, l'alphabet et le Verbe avaient le conte était bon sur des chats, pitres à griffer les millefeuilles de ma crème Chantilly. Et les fourmis, j'en avais écris un livre: les pâquerettes de Vivaldi. 

Alors, comme le petit Prince de St Exupéry, je me retrouvais seul sur une planète à attendre qu'un pilote se scratche. Une soudaine rafale de réflexions avaient surgies. Si un Verdi que de boucher les trous, Mesdames et Messieurs se mettront en quête de les réaliser. L'humanité avait le pouvoir de changer et pas un seul homme. Chaque petite action, chaque petit geste aura une répercussion à l'autre bout de la Terre afin qu'un jour, nous puissions voler et atteindre une planète aérienne, entre Ciel et Terre. 

Agir, telle était l'action impérative de l'humanité:

Gandhi et le sucre

Au cours des années 1930, un jeune garçon est devenu obsédé par la consommation de sucre. Sa mère était très en colère à ce sujet. Mais peu importe à quel point elle le gronda et tenta de briser son habitude, il continua à satisfaire sa gourmandise. Totalement frustrée, elle décida d'emmener son fils voir son idole — Mahatma Gandhi?; peut-être, son fils l'écoutera. Elle marcha pendant des heures sous le soleil brûlant pour finalement atteindre l'ashram de Gandhi. Là, elle partagea avec Gandhi sa situation :

«Bapu, mon fils mange trop de sucre. Ce n'est pas bon pour sa santé. S'il vous plaît, conseillez-lui de cesser de manger? “

Gandhi écouta soigneusement la patiente, réfléchit un moment et répondit : ‘S'il vous plaît, revenez dans deux semaines. J'en parlerai à votre fils. ” La femme avait l'air perplexe et se demandait pourquoi il n'avait pas demandé à l'enfant d'arrêter de manger du sucre tout de suite. Elle prit le garçon par la main et rentra chez elle. Deux semaines plus tard, ils revisitèrent Gandhi. Gandhi regarda le garçon et lui dit :

“Mon garçon, vous devriez arrêter de manger du sucre. Ce n'est pas bon pour votre santé”

Le garçon hocha la tête et promit qu'il ne continuerait pas cette habitude plus longtemps. La mère du garçon perplexe se tourna vers Gandhi et lui demanda :

“Bapu, pourquoi ne lui avez-vous pas dit cela il y a deux semaines quand je l'ai amené ici pour te voir??” Gandhi sourit

: “Mère, il y a deux semaines, je mangeais beaucoup de sucre moi-même.”

Ainsi, chaque chose inutile était un sucre et devenir un colibri, tel était l'âme humaine. 

Report this text