Une averse

Stéphane Monnet

Poésie inspirée par Ono No Komachi

J'ai vécu guère plus que le temps d'une averse
Comme les autres je me croyais immortel
J'explorais lentement les chemins de traverse
Mais déjà mon nom existait sur une stèle


J'ai marché, j'ai couru, je suis tombé parfois
Certain que je pourrais toujours me relever
Et je me moquais de ces humains d'autrefois
Qui gisent sous nos pieds et que rien n'a sauvé


J'ai pensé que la vie devait durer encore
A ces heures bien plus longues que des années
A ce moment pour lequel on peut tout donner


Mais le temps n'est jamais ce qu'il veut bien paraître
Il nous accompagne mais ne veut jamais être
Plus qu'une averse qui doucement s'évapore



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