14 avril 1912

astrov

A 23H40. L'Olympe s'en souvient encore ! Dites donc, les prix des billets en première classe pouvaient aller jusqu'à 90000€ (calcul au taux actuel).
Je n'oublierai jamais la froide nuit d'avril,
L'océan au repos, la douceur de la Lune.
Aucun danger sur mon domaine, aucun péril.
Les flots me sont soumis, je suis le dieu Neptune.

Sur les eaux, j'ai posé d'étonnants blocs de glace,
Ici, et là, telles des sculptures oniriques.
Majestueux, ils naviguent où le courant les place.
Le hasard est leur guide en leur course erratique.


Pourquoi ai-je crée ces montagnes flottantes ?
Par souci de briser les vagues monotones.
Eh oui ! Je suis d'humeur parfois batifolante,
Et, ma foi, j'ai trouvé que l'idée était bonne.


Mais, depuis cette nuit funeste, tous les dieux
Menés par Jupiter, me traite d'insensé,
Proclamant que je suis un criminel odieux, 
Car le 14 avril 1912... Assez !


Les hommes sont mortels et suivent leur destin.
Ceux-là ont affronté la mort et la panique.
Je n'y peux rien, c'était écrit, c'était leur fin.
Comment s'appelait ce vaisseau ? Ah ! Titanic.


Au fait ! J'ai écrit aussi une saynète : "Le mal aimé du Titanic" ( pas très morale, mais bon...).  Vous la trouverez dans mon dossier théâtre sur Welovewords.



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