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Adèle referma la porte et s'appuya dessus pour regarder Liam retirer sa veste et ses chaussures. Une nouvelle fois, ils étaient revenus dans son appartement ; il était plus proche de celui d'Annie et Simon. Il était tard et il faisait froid dehors, mais Liam l'avait serré contre lui pendant tout le trajet pour essayer de la réchauffer.

Il remarqua rapidement qu'elle ne faisait aucun mouvement pour enlever sa veste et se tourna vers elle, un sourcil levé.

- Tu as passé une bonne soirée ?

Il produisit un léger éclat de rire et s'approcha d'elle. Ses mains se glissèrent sur ses hanches et il l'approcha de lui. Son souffle était chaud contre sa joue et Adèle referma ses bras autour de lui tout en posant sa joue contre son épaule.

- Moi, j'ai passé une excellente soirée. J'étais entourée des personnes que j'aime le plus et elles avaient l'air de bien s'entendre, de passer elles aussi un bon moment. Ça m'a fait plaisir de les voir discuter aussi facilement ensemble.

- C'était une très bonne soirée. J'aime beaucoup tes amis.

Elle le serra un peu plus fort contre elle et souffla longuement. Elle se sentait tellement plus légère maintenant qu'il l'avait dit à voix haute. Malgré l'ambiance de la soirée, elle avait eu peur qu'il ne ressente pas vraiment ce qu'il avait montré. Une part d'elle s'en était inquiétée toute la soirée, même si l'autre part trouvait cela franchement ridicule ; Liam n'était absolument pas le genre de personne à faire semblant de ressentir quelque chose. Il était toujours très honnête, notamment dans ses sentiments.

Il reposa sa joue contre son front et la serra plus fort dans ses bras. Elle se sentait bien, là, comme protégée, à l'abri de tout problème. C'était une sensation qu'elle n'avait jamais ressentie aussi fortement, sauf avec lui. Dès le début, elle s'était sentie à son aise, protégée quand elle se trouvait avec lui.

-  Je crois qu'Annie et Simon t'aiment bien, eux aussi.

Elle releva le visage vers lui en souriant. Il ne pouvait imaginer à quel point ça lui faisait du bien de savoir que ses amis acceptaient Liam, mais surtout qu'ils le considéraient comme un garçon qui resterait. Plusieurs fois elle leur avait présenté des garçons qu'ils ne considéraient pas comme assez bien pour Adèle et, à chaque fois, ils avaient fait en sorte de l'attirer dans la cuisine pour le lui dire. Cette fois, ce n'était pas le cas.

Liam prit son visage entre ses mains et se pencha pour l'embrasser. Il aimait cette proximité qu'il avait avec elle et cette douceur qu'ils s'apportaient. Il se sentait bien avec elle, comme si elle l'apaisait et lui permettait d'être vraiment lui-même. Elle faisait ressortir la meilleure part de lui.

Adèle s'accrocha à lui pour faire durer leur baiser. A chaque fois qu'il l'embrassait, elle avait envie que ça ne finisse jamais. Soudainement elle sentit son manteau glisser sur ses bras et atterrir à ses pieds dans un bruit mat. Elle se mit à sourire contre les lèvres de Liam.

Elle ressentait encore cette excitation de la première fois où ils avaient fait l'amour. Pourtant, depuis cette fois-là, ils avaient recommencé à plusieurs reprises. A chaque fois, elle se sentait respectée et mise en valeur ; elle avait toujours l'impression qu'il la regardait comme si elle était la plus belle chose au monde. Et elle adorait ces moments où elle oubliait son corps et ses complexes, où elle se fondait dans ses sensations.

D'un geste du pied, elle retira ses chaussures qui s'écrasèrent contre celle de Liam ; il y avait un signe à tirer de cette coïncidence. Elle s'accrocha plus fort à lui et se leva sur la pointe des pieds pour être au plus près de lui. Elle sentait son cœur battre sous ses mains, posées à plat sur son torse, et il pompait plus vite que d'habitude ; elle qui adorait écouter son cœur, elle ne mit pas longtemps à le remarquer.

Leurs lèvres se décollèrent et elle remua son nez contre le sien. Il lui semblait qu'elle aimait tout de lui et que tout était bon à embrasser. Elle voulait embrasser toutes les parties de son corps, poser ses lèvres sur sa peau dorée et le faire frissonner. Parce qu'il était si facile de le faire frissonner.

- Je suis tellement heureuse de t'avoir rencontré, chuchota-t-elle, tout en le regardant dans les yeux.

Elle lui vola un baiser rapide et se serra contre lui quelques instants. L'avoir avoué à voix haute lui donnait l'impression d'être nue, à découvert. Elle avait senti les mots remonter dans sa gorge, mais n'avait su les retenir. Elle n'était pas certaine qu'il s'agissait du meilleur moment pour les prononcer, même s'ils semblaient avoir eu un impact agréable sur lui. Toutefois, elle ressentit le besoin de se cacher ; alors, elle le contourna pour pénétrer dans le salon et s'écarter un peu.

Il rattrapa son bras et la rapatria contre son torse ; elle avait son dos collé à lui et leurs bras se croisaient sur sa poitrine. Il déposa une série de bisou dans son cou, du bout des lèvres. Ça commençait toujours comme ça. Elle adorait qu'il ait un rituel ; quand il commençait, elle savait directement où il voulait en venir, et elle adorait ça.

Adèle se laissa faire, lui offrant son cou pour qu'il l'embrasse encore. Plus il remontait vers son visage et plus ça la chatouillait, mais elle ne bougeait pas d'un centimètre.

- Moi aussi je suis heureux de te connaitre. Tu me rends heureux, ajouta-t-il dans un murmure.

Elle sentit un frisson lui remonter dans le corps ; cette phrase lui faisait un effet auquel elle ne se serait jamais attendue. D'ailleurs, elle n'aurait jamais pensé qu'il la prononcerait. Tous les hommes avec qui elle avait été ne lui avaient jamais énoncer si clairement leurs sentiments ; en général, c'était toujours couvert par cinquante sous-entendus qu'elle n'arrivait pas à déceler. Elle préférait qu'il assume ses sentiments et ose les exprimer.

Elle se retourna vers lui et l'embrassa sans attendre. Elle avait besoin de le serrer dans ses bras, de sentir ses mains sur sa peau, de se fondre dans son amour pour lui.

Elle l'emprisonna dans ses bras et l'attira jusqu'à la chambre. C'était la pièce où il faisait le plus chaud de tout l'appartement, et après ce chemin dans le froid, elle avait besoin d'être au chaud pour se déshabiller ; même si ses mains l'aideraient inévitablement à faire monter sa chaleur corporelle.

Ils ne cessaient de se regarder, de se toucher, de s'embrasser ; mais il n'avait aucun besoin de mots pour se comprendre et savoir ce qu'ils pouvaient ou ne pouvaient pas faire, un simple hochement de tête suffisait. Ils se comprenaient si facilement, depuis le début.

Ils se laissèrent tomber sur le lit, toujours enlacés.

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