1h43 et des...

mamselle-bulle

Il est 1h43 et des souvenirs. Lou dort à poings fermés quand les tiens la réveille.

4 ans et demi ensemble. 1 mois et demi depuis la rupture. Et pourtant... Sentiment tenace d'insécurité.  

Est-ce que tu m'as aimé un jour ? Ai-je été un simple pion sur l'échiquier de ta perversion ?

1h47 et des vertiges... La tête qui tourne. Tourne. Tout ce que tu m'as laissé c'est une tension en vrac et un syndrome de stress post traumatique.

1h48 et des larmes. Reviviscences. Moments.

Phrases. Première, championne, régulière: "moi on ne me quitte pas".

Deuxième, agressive, poussant au repli quasi autistique "ferme ta gueule ! Ferme ta putin de gueule tarée!".

Troisième, récente, tenace "regarde toi, tu vois bien que tu es malheureuse sans moi".

Dernière, quotidienne, "je suis une merde, si tu pars je me tuerai".

1h52 et des flashs. Le coeur qui cogne.

Bruits de poings contre le mur. Qu' elle cogne.

Peur qu' elle confonde votre tête et ce mur blanc qui se tacherait alors de votre sang. Silence alors, chuuut, ne dites rien, ça va passer. Et si les chats miaulent, c'est eux qui prennent. Personne ne peut la contredire. Ce sont les autres qui ont tort... Même les chats. Miaou.

Lou se lève, s'oppose. La contient de sa propre violence pour la protéger elle et ses chats qu' elle aime tant...

Inutile alors de parler de ce week-end. L'ultime week-end. De cette autre fille de trop. De ces autres "ferme ta gueule" de trop.

De vos larmes. De ses rires. Des humiliations encore pire qu' avant.

De vous figée. De sa haine. De son envie de vous achever.

Et puis vous, Lou, au sol, pantin desarticulé, marionnette dont le fil cede sous la pression.

Fuite. Chat qui ronronne à nouveau. Temps. Entourage. Meilleure amie. Alliés précieux.

2h02 avec du temps, eux, et de l'oubli.

2h02. Merci à vous de m'avoir mené jusqu'ici.

2h02. Visage sur l'oreiller. Lou dort à poings fermés

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