2019 - Liste 5 - Recap

campaspe

Une recap. pour trouver quel mot a suscité quel texte. M'indiquer si vous ne voulez pas y participer. Merci à tous

Je me suis amusée à identifier quel mot était le déclencheur de l'histoire.

D'accord avec mes choix ?

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Fionavanessabis (mot clé : ourson) :


Les gens s'attroupaient devant l'entrée, défendue par des lycéens.

- Sans le funiculaire, on ne sera jamais en gare de Pau dans 10 minutes ! 

- Le but d'un boycott, c'est de ne pas pouvoir passer, M'sieur !

- Commencez pas à me chauffer les cacahuètes, ou je vous imprime la plaque de l'entrée sur le front !

- Régis, laisse, c'est un gamin... Aide-moi plutôt à caler la valise, là. T'as mis un loup mort dedans ?

Mais l'incendie était déclaré. Les vacanciers en étaient réduits à éviter les oursons gélatineux et la réglisse que les jeunes catapultaient sur les plus bruyants. Le charme désuet de cette pluie multicolore échappait cependant aux usagers frustrés, et des injures dignes de polyglottes fendaient l'air entre les sucreries.

La situation n'émut personne car bientôt les munitions manqueraient, la pluie, la vraie, dissoudrait les projectiles gluants, et les oursons défaits gagneraient les égouts. Les lycéens rentreraient bredouille pour le repas du soir, les vacanciers échafauderaient des stratégies pour se faire rembourser leurs frais, et le patrimoine palois, inaltéré, serait lavé des traces de bonbecs roses et bleus.


Edgar Allan-Popol (mot clé : loup) :


Le funiculaire de Notre-Dame de la Garde, je l'ai si souvent pris, gamin, avec ma mère, que ne plus le voir, après qu'un incendie l'avait détruit, me faisait voyager dans le passé. Hélas, le billet de retour était fourni avec celui de l'aller. J'emmenais toujours mon ourson, doudou désuet aux yeux de mon père. Lui, il voulait que je sois l'ami d'un loup pour le devenir moi-même, avec le cumul des ans. Maman s'interposait alors.

« Tu veux que notre fils se présente devant la vierge Marie avec un loup dans les bras ? »

« La vierge Marie ne boycotte aucun animal. Elle est même polyglotte. Elle parle à tous les peuples de la terre, qu'ils mangent des cacahuètes ou sucent de la réglisse. »

« Tes propos sont désuets. Le loup n'appartient à notre patrimoine qu'en liberté, dans les forêts. Dans les bras d'un enfant, un ourson est tellement plus mignon. »

Il arrivait à papa de se fâcher, mais bon, au final, je montais dire bonjour à la vierge Marie avec un ourson dans les bras.

Je me rappelle avoir rêvé, ce jour-là, que c'est elle, la Bonne Mère, qui avait un ourson dans les bras, et moi qui dominais Marseille, avec le petit Jésus juché sur mes épaules. Mais j'avais beaucoup grandi, et ce satané mioche me tapait sur la tête, et sur les nerfs, avec une trompette. Je crois bien qu'il l'avait chouravée à un supporter de l'OM. J'avais prié son père pour qu'il n'y souffle point dedans, à deux doigts de mes oreilles.

C'était jour de match au Vélodrome.


Déchainons-nous (mot clé : réglisse) :


Quand le mouton encula le loup des le début du récit sans aucune forme de procès, j'ai bien compris que ce conte ne valait pas une cacahuète

Voyiez vous messieurs De La Fontaine, Grimm ou Perrault l'histoire ne vous a pas donné raison car celle du plus fort ne se trouve pas en lieu et place que vous lui réservassiez.

Au plus profond de ses gènes dans ce patrimoine de l'inhumanité, la bestialité grégaire forge un être désuet devant son créateur.

Les dés étaient pipés et Dieu qui en joua pour déterminer notre destinés en fut le premier berné.

Le bâton merdeux peut bien être de réglisse, tous les polyglottes vous le diront il en restera toujours un goût accentué.

Le bipède ne se sent plus de se tenir debout dans cette jungle, ignorant le monde animal il ne renverra jamais le funiculaire à ces congénères leur faisant croire à un monde de bisounours cajolant l'ourson en son sein.

La vérité universelle reste à découvrir, l'homme a le feu au cul, il peut bien maintenir son boycott de la raison cela n'étouffera pas l'incendie rédempteur.


Colonelle (mot clé : désuet) :


Je suis toujours subjuguée par les textes d'Edgar Allan qui content les reliefs, paysages de l'Allier et les souvenirs familiaux que cela lui rappelle.

Pour ma part, je ne suis pas très pastille de Vichy. Je préfère les bêtises de Cambrai ou à l'occasion les bâtons de zan. Le goût de la réglisse a un charme désuet dont le boycott ne me semble plus possible aujourd'hui.

Aux chaudes températures chaudes frappant les toits de lauzes, je me laisse (étrangement) séduire par le vent froid balayant le plateau de Langres. En ce lieu, on ne pourra croiser de loup (quoique) ou un ourson précédé de sa mère, non. Point d'incendie non plus. À moins que...

Eventuellement un marcassin... Pas d'étrangers, seulement des vosgiens ou bourguignons rechignant à se faire polyglottes pour le touriste.

*Lassée par le soi-disant romantisme du funiculaire de la Butte-Montmartre, j'avais décidé sur un coup de tête, d'acheter le fleuron du patrimoine ferroviaire du coin: la gare de Culmont-Chalindrey.

A ce qu'il se disait, le garde-barrière voulait s'en séparer pour une poignée de cacahuètes !


Etaine Eire (mot clé : ?) :


Je suis raide dingue de ma ville, Lyon, classé au PATRIMOINE de l'UNESCO, que je la prends, régulièrement, en photo.

Un matin, où je m'étais réveillée très tôt, je décidais d'aller photographier le lever du soleil depuis la colline de Fourvière plus précisément du jardin des Curiosités. Pour l'occasion, j'avais enfilé un tee-shirt DÉSUET couleur RÉGLISSE avec un LOUP imprimé sur le devant et un bermuda noir. N'ayant pas eu le temps de petit déjeuner, j'avais emmené, avec moi, un petit sachet d'OURSONS roses fabriqués, par les confiseries Foraine, avec de la praline et de la CACAHUÈTE. Cette friandise était mon péché mignon. Je pouvais en manger des quantités ce qui n'était pas bon pour ma ligne vue que j'étais déjà en surpoids. J'attrapais le premier FUNICULAIRE qui était rempli de touristes venus voir l'astre solaire qui avait brûlé les ailes d'Icare. Ils étaient accompagnés d'une guide, POLYGLOTTE, qui se prénommait Maeva. Je pris place sur le dernier siège qui était, encore, disponible et continuait la lecture du livre que j'étais en train de lire, « Le BOYCOTT du Nutella, oui ou non ?», du plus grand écrivain de sa planète Edgar Allan Popol. L'auteur, à succès, y dévoilait comment et pourquoi les INCENDIES se déclenchaient dans la forêt Amazonienne.


Damien Nivelet (mot clé : patrimoine)  :


Notre PATRIMOINE partirait donc en CACAHUÈTE (expression légèrement triviale).... Ce serait un véritable INCENDIE dans une bibliothèque (comme dans "Fahrenheit 451", livre pas si DÉSUET finalement). Les LOUPS hurlent au BOYCOTT de toute forme de culture, selon nos académiciens même pas POLYGLOTTES... Que dire, que penser? En attendant la catastrophe, je mange un OURSON en guimauve suivi d'un bonbon au RÉGLISSE tout en montant dans le FUNICULAIRE. Dernier moyen de s'élever vers des sommets?


Sy Lou (mot clé : incendie) :


Ma sortie du boyau coïncida avec la rencontre inopinée

Ma sortie du boyau coïncida avec la rencontre inopinée d'un personnage échevelé, vêtu d'un costume étriqué et DESUET, couleur REGLISSE. Il me regarda par-dessus ses culs de bouteille d'un air suspicieux :

« Vous aussi, vous avez signé la pétition pour le BOYCOTT de ce passage immonde ? »

Surprise, je le considérai un bref instant, le temps de reprendre mes esprits. Je répondis derechef :

« Mais non, vous vous méprenez, il est important de préserver le PATRIMOINE culturel de notre région ! »

« Savez-vous ce qu'il en coûte à ceux qui osent s'aventurer dans l'antre du diable ? » dit-il tout à trac.

Sa répartie me laissa perplexe et je commençai à m'interroger sur sa personnalité rocambolesque quand il reprit brusquement :

« Observez la pierre au-dessus du passage… Voyez-vous ces messages gravés dans le granit ? C'est la même phrase, écrite en latin, en français, et dans une langue inconnue sur terre. Le Diable n'est pas POLYGLOTTE, il ne connaît et ne pratique que sa langue maudite ! C'est lui qui a rajouté cette dernière version ! Je suis donc venu mettre le feu à cette galerie qui sert d'antichambre aux enfers ! L'INCENDIE purificateur signera notre renouveau et je terrasserai le LOUP dans lequel s'est glissé l'ange déchu. »

A ce stade-là de son discours, je regardai les alentours, certaine d'avoir été le jouet d'une caméra cachée impromptue, convaincue de voir sortir d'un buisson des OURSONS jonglant avec des balles, quelque chose qui me ramènerait à une réalité tangible !

Perdue dans mes réflexions et dans mon scepticisme, je le vis soudainement sortir un briquet avec l'intention d'enflammer une torche de papier. Sec comme était le terrain, tout se transformerait aussitôt en brasier. Une solution au plus vite s'imposait !!!

Je décidai non pas de le contrarier, mais d'entrer dans son jeu… Au fond de ma poche séchait une poignée de CACAHUETES dont je récompensais mon chien à chaque exercice réussi.

J'en plaçai quelques-unes dans ma main et lui dis, pour gagner du temps et réfléchir à la façon de sauver la situation :

« Savez-vous ce que sont ces indices que j'ai ramassés tantôt dans le souterrain ? »

Il se pencha pour les examiner et s'exclama :

« Les dents du démon ! »

D'abord décontenancée par sa réponse, je compris comment l'utiliser…

« Oui, tout à fait ! Cela prouve qu'il s'est cassé les dents sur la pierre qui lui a résisté. A mon avis, il a dû trouver refuge sur la montagne, tout en haut du FUNICULAIRE. Venez avec moi, nous allons l'assiéger et lui régler son compte. »

Et c'est ainsi que je le ramenai à l'asile de la ville voisine où l'on prit soin de le confesser de ses intentions funestes.


Louve (mot clé : loup) :


Etait-ce Isengrin ou le méchant LOUP du conte : le petit chaperon rouge, qui battait la campagne ?

Non, c'était, sans aucun doute, celui des petits cochons ! Celui-là aussi, faisait partie du PATRIMOINE.

A défaut de se les mettre sous le croc, notre compère mâchait et remâchait du REGLISSE. Dans cette forêt du Gévaudan, il en poussait à foison. Mais oui, c'était ainsi dans les contes !!

Il avait tellement faim qu'il avait cessé de le BOYCOTTER. Au début, ce fut comme un INCENDIE qui lui dévorait la gueule, mais il s'y était finalement habitué.

En cheminant, notre compère croisa la route de sieur Edgar, le châtelain du coin, qui promenait son OURSON en laisse.

Notre loup s'en offusqua bien vite, et invectiva ce dernier :

-C'est cruel et vraiment DESUET, ce que vous faîtes-là, une vilaine pratique du moyen-âge !

-De quoi te mêles-tu, le loup, c'est juste pour protéger mes sujets, mes belles abeilles en leurs ruches ! Et crois-tu que ça se fait encore de dévorer les mères -grand et les porcelets ??

-Mais, je rame, moi, rétorqua le loup, et je ne prends pas le FUNICULAIRE, pour descendre dans la plaine !

-Mais moi, qui suis POLYGLOTTE, je fais marcher ma tête plus que mes jambes !

Le loup noyant le poisson, qu'il aurait bien voulu avoir sous la dent :

- Tu le nourris avec des CACAHUETES, ton ours, vois comme il est maigre !

Si tu continues à me manquer de respect, se fâcha le châtelain, je vais le lâcher sur toi, il se nourrira bien de ta chair trop dure et de tes os cagneux !

-Pardon, pardon, supplia le loup, j'ai trop faim, cela me fait divaguer, mais si tu m'offrais une de tes poules si grasses, je jardinerais pour toi les grands champs de coquelicots, et ton ami l'épouvantail m'aiderait bien dans ma tâche. Et la nuit venue, je te promets de ne plus me changer en loup-garou pour grignoter les cuisses des mignonnes qui s'égarent dans la montagne…

-Des mignonnes qui se promènent la nuit, là, tu commences à m'intéresser le loup !!!


Campaspe (mot clé : funiculaire) :


Le FUNICULAIRE tout automatique traversait maintenant la forêt royale, un massif appartenant autrefois au PATRIMOINE d'un monarque, et maintenant réservée à ses descendants qui allaient y chasser les grands mammifères. Vaguement agacée par ces pratiques DÉSUÈTES, Maeva BOYCOTTAIT le commentaire POLYGLOTTE enregistré en cinq langues. Installée à la fenêtre, seule dans son compartiment et sans doute dans le train entier, Maeva dégustait ses provisions : un paquet de CACAHUÈTES et un bâton de RÉGLISSE. Au moment où le train arrivait sur une pente dévastée par un INCENDIE, Maeva entendit un cri qu'elle attribua tout d'abord à un LOUP ou peut-être à un OURSON. Se penchant à la fenêtre elle essaya de distinguer un animal, mais aucun n'était visible sur la montagne ravagée. Le cri se répéta, tout proche cette fois. La voix, dans laquelle elle percevait de l'angoisse, semblait presque humaine. A ce moment le funiculaire s'arrêta.

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