All My Life Tome 1: Commencement

louma15

Introduction: All My Life – Commencement

Maxime leva la tête vers les étoiles. Il s’imagina disparaître parmi elles, rejoindre leur chant immuable. « Ce sont elles, les détentrices de la vérité. Elles seules possèdent le savoir suprême». Il ferma les yeux un instant, tentant d’appréhender l’étendue de leurs connaissances en l’espace de quelques secondes. La magie se rompit soudain et Maxime ouvrit des yeux couleur mousse, ancrant le garçon à son état terrestre. « Maya me dirait de me réconcilier avec moi-même au lieu d’essayer d’échapper à la réalité ». Il soupira et reprit sa marche nocturne. Cheminer ainsi dans les rues de Venise n’avait plus d’emprise sur lui depuis un bout de temps. Plus jeune celui-ci s’extasiait devant les magnifiques édifices dont la ville regorgeait, mais cette époque avait rapidement pris fin. « Je suis certain que plus d’un rêverait  d’échanger leur vie contre la mienne. » pensa t’il. Maxime quitta les artères touristiques pour s’enfoncer dans de petites rues étriquées. Il y croisa quelques touristes égarés à qui il dû indiquer le chemin. Il détestait les touristes. Il savait bien que sans eux son père n’aurait pas de quoi les entretenir comme il le faisait. Cependant il ne pouvait cesser de penser à eux comme à des parasites. « Venise a sauvé sa vie au prix de son âme. » C’est rempli de ces pensées moroses qu’il déboucha dans une large cour pavée au centre de laquelle trônait une fontaine magnifiquement ouvragée. Maxime stoppa  sa marche pour se rafraîchir. La chaleur accablante que l’on ressentait toujours au milieu du mois de juillet n’était pas tout à fait engloutie par la nuit. Maxime brillait de sueur. Il revenait d’une fête de fin d’année à laquelle il se serait bien passé d’aller, privilégiant toujours sa solitude plutôt que le contact humain. Mais Maya avait tellement insisté qu’il avait fini par renoncer à son petit confort pour profiter de la joie d’être entouré, comme un jeune homme normal. Et il y était allé en oubliant ses principes. Il regrettait à présent d’avoir gâché une nuit entière en compagnie de personnes dont il se ferait un plaisir de ne jamais plus croiser la route. Il tacha d’effacer ces souvenirs de son esprit en s’adonnant à un jeu qu’il accomplissait depuis son enfance. Il fixait son regard sur un détail et en imaginait l’histoire. Cela pouvait être une éraflure, une planche légèrement abimée, même une lézarde qui parcourait le sol pourvu qu’il les voit. Il réussit ainsi à arriver chez lui sans s’encombrer de pensées parasites. Comme à son habitude, il grimpa le long d’une échelle dissimulée derrière une cascade de feuilles et entreprit de rejoindre sa chambre. Il étouffa le maximum de ses bruits. Son père avait sept heures pour dormir, il était donc hors de question d’interrompre sa nuit. Ugo Guantiero faisait partie des centaines de gondoliers en exercice à Venise. C’était une tradition dans la famille, le savoir-faire des Guantiero se transmettait depuis déjà neuf générations. Et il était bien évidemment prévu que Maxime reprenne le flambeau. Il fallait être passionné pour exercer ce métier de nos jours ou tout du moins acharné car rare était les gondoliers capables de pourvoir entièrement aux besoins de leurs familles sans exercer de professions crapuleuses en parallèle. Maxime se glissa par l’entrebâillement de sa fenêtre et atterrit sur son lit, dans le noir le plus total. Ses yeux mirent du temps avant de distinguer le moindre objet. Il mit une dizaine de minutes à ranger scrupuleusement son échelle. Une fois son travail achevé, il chercha à tâtons ses affaires qui lui permettraient d’aller enfin dormir.  Lorsqu’il fut près il put s’enfoncer, pour un trop court instant, dans les limbes de l’oubli.

« Allez, debout là-dedans ! Hors de question que tu restes cloîtré toutes tes vacances ! Qu’est-ce que tu vas bien pouvoir raconter sur ta bio, hein ? » Maxime préféra ignorer l’intruse qui s’était sournoisement introduite dans sa chambre. L’intruse en question ouvrit la fenêtre en grand, laissant rentrer un flot de lumière aveuglant. Il s’agissait d’Anna, la belle-mère de Maxime, une femme douce, d’apparence banale qui avait décidé il y avait neuf ans de cela de se consacrer entièrement au bonheur de son mari. Maxime l’avait détesté dès leur première rencontre. Il voyait bien combien cette femme influençait son père, combien elle l’avait changé. Maxime s’était au début révolté, sans aucun résultat. A présent il tentait d’éviter sa belle-mère par tous les moyens mais l’espace restreint de l’appartement familial ainsi que les tentatives impromptues d’Anna pour se rapprocher de lui n’étaient pas pour l’aider dans sa tâche. Il passait le plus clair de son temps dans sa chambre à étudier, à laisser vagabonder son esprit  ou à utiliser son apodeix – une lentille électronique-pour connaitre les dernières nouvelles sur les personnes de son entourage. Une fois qu’Anna se fut éloignée, Maxime se redressa pour fermer sa fenêtre. Il allait se recoucher lorsqu’il sentit une légère impulsion électrique en provenance de son œil gauche. Curieux de savoir de quoi il en retournait, il activa sa lentille. « Bonjour Maxime ! Il est une heure eh oui déjà ! Tu ferais mieux de te lever si tu veux encore pouvoir profiter de ta journée tu ne penses pas ? Et si tu passais par la rue San Girolamo pour déjeuner ? Il y a là-bas un petit restaurant pas cher, tu devrais en profiter ! Je te souhaite le sans faute. A plus tard ! Signé : ton avatar » Maxime se laissa tomber sur son lit en soupirant. « Bien sur la vingt-deuxième mission, j’aurais dû savoir que je n’allais pas être tranquille aujourd’hui. » Il entendit son ventre grogner. « Même mon estomac est contre moi ! » Résigné, il entreprit de s’habiller. Il descendit l’escalier qui permettait l’accès aux combles et passa un couloir exigu. Le plancher protestait sous ses pieds. Une fois arrivé à la porte d’entrée de son exutoire il lança un « « je sors » à toute volée et attendit quelques secondes un éventuel refus. N’en entendant pas venir  il sortit sans demander son reste. Il n’était pas pressé de se rendre au restaurant. Il avait obligation d’y aller puisqu’il n’avait pas effectué la moitié de ses missions ce mois-ci et ne voulait pas devenir un « banni ». Cela faisait longtemps qu’il n’espérait plus gagner, tout ce qu’il souhaitait c’était vivre sa vie comme il l’entendait et oublier l’existence d’All My Life qui dirigeait et surveillait les mouvements de chacun. Il se laissait entrainer dans ses réflexions habituelles lorsqu’il se sentit tiré de ses pensées par une mélodie parvenue à ses oreilles. Il reconnut immédiatement l’air. « Merci papa de n’écouter que du Vivaldi ! C’est toujours utile dans les rues de la belle Venise. » Pensa-t-il, sarcastique. Il se rendit soudain compte qu’il ne connaissait pas sa route. A sa grande honte il dû demander son chemin à un couple d’hollandais rougeaud qui ne parlait pas un mot d’Italien. Heureusement, Maxime réussi à se faire comprendre par gestes, désignant la carte que le mari tenait à bout de bras. Maxime ne mit pas longtemps à retrouver son itinéraire. Il s’apprêtait à déguerpir pour mettre fin au sentiment de honte qui le tenaillait ainsi que pour s’éloigner de ces personnages qu’il n’aurait jamais abordé en d’autres circonstances. Mais le hollandais n’en avait pas fini avec lui. Il voulait ajouter cette péripétie à sa biographie et Maxime dû accorder bon grès mal grès une photo à l’homme qui lui avait rendu service. Le hollandais ferma donc son œil droit, prononça un mot et Maxime afficha un grand sourire hypocrite. Avant que le couple puisse le remercier il s’éclipsa sans demander son reste. « Décidément cette journée commence terriblement mal ». Aucun incident ne vint cependant troubler le cours de sa route jusqu’au restaurant. Le restaurant en question était en réalité un petit bar mal éclairé où l’on pouvait à peine distinguer deux petites tables carrées  alignées contre le mur du fond. Le lugubre établissement présentait un tel contraste face à Venise la luxueuse que Maxime hésita à adopter un sentiment de pitié ou de gêne. Il se demanda brièvement ce qu’il faisait là puis décida que de toute façon sa journée était déjà gâchée. Il prit donc commande.

En amorçant le chemin du retour, il découvrit un nouveau message de son avatar lui adressant ses félicitations et Maxime vit son compteur s’enrichir de 12 points. « La journée n’est pas si mauvaise que ça en fin de compte ». Maxime se surprit  à sourire quand il entendit trois heures  sonner. Soudain, il vit les gens autour de lui arrêter toutes activités pour contempler le vide. Ils se connectaient tous à AML. Maxime se souvint alors de la date. Le 22. Date butoir à laquelle on annonçait les résultats du jeu. Il activa son propre compte. La photo d’un étudiant chinois rayonnant de joie  et le lien de sa biographie s’affichèrent instantanément. Maxime n’en eu cure. Il venait de voir en dessous de l’annonce un visage familier. Il blêmit. « Dites-moi que c’est une blague ! » Il tomba à genoux et se pris la tête entre les mains, inconscient de la foule qui l’entourait. Il ferma les yeux du plus fort qu’il put, tentant d’effacer l’image qui lui était apparu, condamnant sa famille à jamais. Le grand perdant du mois n’était autre que son père.

Présentation:

L’histoire se passe en France en 2035. Le réseau social All My Life appelé plus communément AML commence à prendre une part de plus en plus importante dans la vie des hommes. Grâce à ce réseau, tout le monde peut avoir accès à la vie des utilisateurs en direct grâce à une caméra spéciale appelée « apodeix » placée dans leur œil gauche lorsqu’elle est activée ainsi que les caméras de surveillance  sondant entièrement toutes les villes. Les utilisateurs d’AML peuvent aussi avoir accès au passé des autres utilisateurs, d’où le fulgurant succès du site. Les utilisateurs ont pour seule contrainte le port permanent de l’ « apodeix »qu’ils pourront activer à tout moment. Qui n’est pas inscrit est considéré comme un paria, parfois violenté et souvent rejeté. A présent, tout peut se faire en passant par AML. Les transactions bancaires, les achats, les amis, toutes communications, les services… Car pourquoi s’embêter à tout séparer quand un seul outil (la caméra que vous avez toujours sur vous) vous permet d’accéder à ce que vous souhaitez dans les plus brefs délais ?

A cette caméra s’ajoute des commentaires que les utilisateurs postent régulièrement sur leur « biographie virtuelle ».

 Il y a de cela dix ans, ce réseau social avait pour inscrit la quasi-totalité de la population ayant accès à internet. C’est à cette époque qu’AML  lance un jeu que tous ses utilisateurs se doivent encore d’effectuer : il s’agit d’instructions qui apparaissent sur leur « biographie virtuelle », qu’eux seuls peuvent lire et qu’ils doivent effectuer en un temps imparti. Ils ne doivent révéler à personne l’intitulé de leurs missions. Ce jeu s’appelle les vingt-deux car ce sont vingt-deux missions qui apparaissent pour chaque utilisateur en l’espace d’un mois. S’ils effectuent convenablement leurs tâches, ils gagnent des points et les instructions qui leur auront été transmises s’affichent  comme une de leurs « péripéties » journalières  sur leur biographie. S’ils ne réussissent pas, un message attestant de leur échec s’affiche automatiquement sur leur biographie. L’utilisateur ayant le mieux remplit ses « missions » en l’espace d’un mois se voit récompenser d’un « pass » qui s’ajoute virtuellement à sa caméra : pendant un mois, à partir du 22 et jusqu’au 22 du mois suivant, il pourra accéder gratuitement à tout ce qu’il souhaite (avec un plafond de 50 millions de dollars), s’ouvrir des portes que même l’argent habituellement ne peut pas atteindre. Cette personne devient une star, connu de tous et toutes. La personne ayant fait le plus mauvais score est aussi annoncé publiquement et banni du site pour un mois. L’attrait du gain attira ainsi les dernières personnes récalcitrantes.

Grâce à l’argent qu’entraina la suprématie d’AML, la dirigeante du groupe dota les pays isolés des nouvelles technologies en échange de quoi ceux-ci  devaient obligatoirement doter leur  population  d’AML et par la même occasion des caméras. Des groupes luttant pour la liberté et la vie privée furent évincés car le groupe AML, de plus en plus influent, commençait à contrôler les gouvernements, faisant miroiter aux yeux des dirigeants tous les avantages à collaborer ensemble (et tous les désavantages en cas de refus). Les lois furent donc adaptées. Aujourd’hui  le taux de criminalité est quasi nul puisque tout individu ayant un comportement suspect est surveillé grâce à un programme offert par AML aux gouvernements, mis au point pour avertir la police du moindre danger.

Deux groupes mineurs luttent à leur façon contre ce système : d’une part on retrouve le groupe nommé « initial », des génies du piratage informatique. Ils sont environ trente, souvent des orphelins recrutés par Lucas. Ce sont des voleurs modernes ayant une grande facilité d’adaptation conférée par leur apprentissage. La majorité d’entre eux travaille seule. Ils sont relativement peu engagés dans la lutte envers AML, travaillant en premier lieu à leur survie. Cependant, dans un sens, ils luttent contre tout le monde et ils sont les seuls à avoir trouvé une faille.

D’autre part on retrouve un groupe d’idéologistes qui se dit défenseur de la liberté, qui prône un retour à l’ancien régime pour rétablir les égalités. Ils sont une centaine répartie à travers le monde. Ce sont surtout des intellectuels, des gens de haute extraction, héritiers des francs-maçons. C’est un groupe extrêmement structuré dont les acteurs agissent seulement après concertations entre eux.  Maxime figure le point de convergence des deux groupes du fait de son histoire personnelle qui prouve que le système est faillible et corrompu. Son engagement pour obtenir réparation des torts causés à son père et par la même occasion à sa famille en font une figure parfaite pour présenter les revendications des deux groupes.

Tome 1 : Commencement - l’histoire se passe du point de vue de Maxime. Le fait qu’Henry, le père de Maxime, ai perdu les vingt-deux constitue un élément déclencheur. Maxime est scandalisé puisqu’il sait très bien que son père effectue toujours chacune de ses missions avec soin. Ne trouvant personne à qui se plaindre, il décide de se rendre au QG d’AML. Il y va seul puisque son père ne peut pas se permettre d’arrêter de travailler. Ne s’étant jamais retrouvé dans une grande ville, lorsqu’il arrive à Paris il est déboussolé. C’est dans cet état d’esprit qu’il rencontre Ange, rencontre plutôt brutale puisqu’elle se passe lorsqu’Ange commet un de ses vols. Elle a donc une réaction de rejet et de défense. Mais elle finit par le prendre en pitié et comme la solitude commence à lui peser, elle accepte de l’aider. Maxime va aussi rencontrer des personnes de son groupe de piratage, de petits génies de l’informatique qui agissent souvent séparément mais qui apprécient de se réunir quelques fois pour partager leur expérience. Ange l’initiera à ses pratiques et l’aidera à trouver un moyen d’approcher la patronne d’AML. Maxime commence à tomber amoureux d’Ange. A la fin, Maxime réussi à coincer Iris pour lui parler et celle-ci lui avoue qu’elle est sa mère. Maxime ne sait plus quoi penser et repart les mains vides puisqu’Iris ne peut pas reconnaître publiquement son erreur. En repartant du QG il va croiser Samuel, qui n’est autre que le fils adoptif d’Iris qui va lui glisser un mot, lui proposant d’entrer dans un groupe de rébellion pour se soulever contre la dictature mondiale peu à peu imposée par AML.

Tome 2 : Initiation - Le récit débute par le point de vue de Samuel et reprend  sa rencontre avec Maxime. On pourra y découvrir sa propre histoire. Samuel va faire rentrer Maxime et Ange dans sa société secrète. Ange accepte par curiosité et pour aider Maxime. Cependant elle déteste Samuel pour ce qu’il représente : une personne qui se veut parfaite, gentille, charismatique, amicale… Elle doute de lui et en réfère à Maxime. Ils se rapprochent beaucoup durant leur initiation mais toujours en tant qu’amis. Samuel et son groupe veulent discréditer AML pour que l’opinion publique change et que la population se rebelle au lieu de vivre dans la peur. Ils veulent dénoncer le futur projet d’AML constituant à implanter un appareil près du cœur qui mesurera le rythme cardiaque, la température et autres données afin de prévenir les maladies. L’utilisation de cet objet ne se cantonnera pas au domaine médical et servira aussi à détecter les sentiments/l’état d’esprit de leur porteur, données qui seront directement affichées sur sa biographie personnelle. Cet objet marquera ainsi un point de non-retour pour AML et l’avènement d’une toute puissance mondiale. Progressivement, Ange va changer d’avis sur Samuel, ils vont tomber amoureux. Maxime aura de plus en plus le sentiment d’être exclu de leur groupe. Parallèlement il va donc voir sa mère en cachette sans rien lui révéler des projets de son groupe. Il se prend d’affection pour Iris, s’éloigne de ses plans et par la même occasion de Samuel et d’Ange. Maxime finira par tout à fait rejoindre sa mère qui lui propose en échange de le reconnaître publiquement comme son fils.

Tome 3 : Investigation - Le récit débute du point de vue d’Iris et sera similaire au début du tome 2 puisque l’on redécouvre son histoire.  Officiellement, Maxime a quitté les deux groupes par jalousie pour aller vivre avec sa mère. En vérité, tout cela n’était qu’une mise en scène qui devait être crédible aux yeux de tous pour endormir la méfiance d’Iris. Maxime est donc un « agent » infiltré qui grâce à un système inventé par son groupe peut  transmettre des informations sur le dernier projet de sa mère. On découvre qu’en vérité c’est un membre très influant du conseil d’administration qui a fait voter ce projet, contre l’avis d’Iris. Un vote majoritaire du conseil fini par destituer Iris de ses fonctions. Maxime la convint de rejoindre la résistance. Tous ensemble, ils font passer un message aux utilisateurs d’ALM du monde entier qui dénonce les institutions mises en place et incite à le renverser. Tous les membres de la résistance sont arrêtés et servent d’exemples aux éventuels contestataires. Lorsque tout espoir est perdu, un homme les fait libérer de prison. Une révolte est déjà orchestrée. L’aboutissement de ce soulèvement mondial est la reprise d’AML par les fondateurs des deux groupes, par Iris et par l’homme qui les a aidés.

Personnages importants:

-Maxime Guantiero: personnage principal.  Il a 16 ans. C’est une personne moyenne luttant dans le but de préserver sa vie dans ce monde aux nouvelles règles, auxquelles il doit obéissance. Ce n’est pas quelqu’un de très sociable mais sa solitude ne lui pèse pas. Sa plus grande occupation est de rêvasser, une manière de s’échapper de sa vie. Son père, Ugo Guantiero et lui vivent à Venise. Ils vivent avec la nouvelle femme de son père, Anna. Il n’accepte toujours pas sa présence même si cela fait plus de dix ans qu’elle vit avec son père et lui. Maxime croit que sa mère, Iris, est morte en accouchant, seul subterfuge que son père a trouvé pour expliquer son absence.

Maxime a des cheveux noirs et des yeux verts, un trait qu’il partage avec sa mère.  Il a encore un visage enfantin, presque féminin, de long cils, des traits fins ce qui contraste avec sa carrure, déjà celle d’un jeune homme. Il est très attaché à son père et à son amie d’enfance Maya. Maxime n’est pas un garçon très téméraire, il préfère rêver plutôt qu’agir, appréhendant les mystères de la vie à l’extérieur, des grandes villes puisqu’il n’a jamais vraiment quitté Venise.

-Ange Borcard: personnage principale. Elle a 18 ans. C’est une des dernières résistantes au système AML sans en avoir conscience. Elle vit en ville, seule, changeant de foyers au gré de ses envies. Elle vit de rapt sans vraiment se soucier de ce qui est juste ou ne l’est pas, tâchant uniquement de subsister. Pour cela, elle a créé un programme pirate lui permettant d’accéder aux données d’AML afin de transmettre à sa lentille les informations confidentielles de la personne de son choix. Elle occupe son temps libre à créer de nouveaux programmes pirates, à s’entraîner aux arts martiaux ou à se cultiver puisqu’elle a une importante soif de savoir. Elle est plutôt intelligente, surtout très maligne et possède beaucoup de réparti.  Elle n’est pas spécialement belle avec ses longs cheveux châtains  et ses grands yeux noirs, plutôt quelconque mais dégage une certaine innocence et un grand charme. Elle est grande et élancée. Elle a été orpheline à ses 7 ans. Ses parents, deux journalistes de renom ont disparu lors d’un voyage au Pérou. Le cauchemar commence alors pour Ange puisqu’elle n’a pas de famille. Elle change de foyer une fois par ans si ce n’est plus. Le jour de ses 16 ans, un ancien ami de ses parents, Lucas, vient la voir. Il lui dit que si elle est d’accord, il lui enseignera ce qu’il sait pour qu’elle puisse vivre seule. Il l’introduit alors dans son groupe appelé « initial », des pirates de l’informatique se faisant passer pour un club d’échec. Après son initiation, elle a le droit de vivre où bon lui semble à condition de revenir dans ce groupe lors des réunions ou si on l’appelle pour des services.

-Samuel Boulmier : personnage principal. Il a 18 ans. Il apparaît à partir de la fin du premier tome. Il est un membre important du dernier groupe de résistance au monde, vestige de la société secrète des francs-maçons puisque cette société a dû être démantelée. C’est un jeune homme extrêmement beau et charismatique. Il est blond. Ses yeux ont adopté une couleur marron tacheté de gris. Il fut adopté à l’âge de huit ans par Iris. Ses parents sont morts dans un accident de voiture lorsqu’il était âgé de 6 ans. Samuel en a mystérieusement réchappé. Ses parents étaient les instigateurs de la nouvelle société secrète qui se ligue contre AML. Il l’a découvert au cours de ses recherches sur eux. Il possède un important pouvoir : celui de ne pas être surveillé en permanence. Pouvoir qu’il a acquis auprès de sa mère après maintes plaintes et protestations lors de son adolescence. Cela en fait un pilier du réseau secret. Il a tenu à terminer le travail que ses parents avaient commencé. Ses relations avec Iris sont complexes puisqu’il l’aime en tant que mère mais la déteste en tant que fondatrice d’AML, la tenant parfois pour responsable de l’accident de ses parents.

-Maya : personnage secondaire. Elle a l’âge de Maxime. Maya aura dans tout le récit une présence réconfortante et sera un guide pour le héros. Ce ne sera pas une personne à part entière. Elle apparaîtra donc comme une entité, derniers vestiges de l’enfance du héros. Ce personnage représente l’amour maternel et infantile ainsi que l’amitié dans sa forme la plus pure. Maya a de longs cheveux blonds, elle est gracile et plutôt petite. Ses yeux sont d’un bleu hypnotisant. Sa principale caractéristique est sa voix douce et grave qui prend parfois des accents musicaux et la font paraitre plus adulte. Elle possède une capacité de réflexion et d’élocution rare ce qui la rend d’autant plus importante dans notre l’histoire. Du point de vue de Maxime, elle détient la science infuse puisqu’elle a la réponse à toutes ses questions.

-Iris Boulmier : personnage secondaire. Elle a 37 ans. Elle est la mère de Maxime ainsi que la fondatrice et directrice d’AML.  Elle a une apparence hautaine et froide. C’est cependant une très belle femme. Maxime a uniquement hérité de ses yeux verts. Elle se consacre entièrement à faire fructifier son entreprise à présent que son fils adoptif, Samuel, est adulte. 

-Ugo Guantiero : personnage secondaire. Il a 41 ans. Il perpétue la tradition familiale en promenant les touristes dans sa gondole. Il faut savoir qu’il a vécu cinq ans en France avant de revenir avec son fils Maxime. Il a donc tenu à lui enseigner le français, la langue de sa mère. Il vit pour subvenir au besoin de sa famille. C’est pour cela qu’il effectue très scrupuleusement les missions d’AML, espérant gagner un jour pour ne plus vivre dans des conditions à la limite du précaire. C’est un homme d’une stature imposante avec une figure joviale. Il est marié à une française, Anna.

-Anna Guantiero : personnage secondaire. Elle a 38 ans. C’est une personne très douce, presque transparente, d’apparence banale. Elle  n’aura pas un très grand rôle dans l’histoire. Elle est devenue italienne en se mariant à Ugo mais est d’origine française.

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