Le vent l'a poussée au large de mes rives
Pieds nus et chevelure au vent,
Ariane serait passée sur ma plage.
Je ne l'avais pas vue sous vent,
Et mon cœur n'a pu rester sage !
Le vent du large s'est engouffré
A l'intérieur de sa chemise,
Et je me serais précipité
Pour m'en assurer la mainmise.
J'aurais escaladé sa mature,
Vieux matelot dans mon voilier,
Amoureux fou, à toute allure
J'aurais parcouru le monde entier.
Les souvenirs de mon voyage
Hantent mes nuits, mangent mes jours,
Un kaléidoscope d'images,
Emporté par un vent d'amour.
Seul, abandonné sur la plage,
De retour après des années,
Je guetterais encore mon beau mirage
Je ne l'ai plus jamais retrouvée!
Misère !
· Il y a presque 7 ans ·Louve