Farlig Kopar

mallowontheflow

Les yeux baignés de peur

la sombre horizon effleurent

dans ce royaume de la nuit

que le soleil au zénith fuit.

Les oreilles attentives

à la moindre alerte négative

ne captent que le sinistre opéra

des machines attaquant les parois.

Les narines embuées et moroses

éloignées des effluves des roses

laissent pénétrer l'âcre odeur

de la roche éventrée, de la terre en pleurs.

La main d'avoir trop pioché

rendue douloureuse au toucher

de la pierre humide, froide, écailleuse

qui renferme ce pourquoi l'on creuse.

Entre deux rocs se dessine une fissure.

Dans les tunnels court un grondement obscur.

Les relents fétides de la mort torturent.

Dix doigts enterrés à jamais entre ses murs.

L'antre où se sont aimés Vénus et Persée

conservera à jamais ses secrets.

Signaler ce texte