Finalement...

Dominique Capo

Un au revoir, un adieu ?... Je ne sais pas...

Je retourne à la mise à jour et à la correction de De Deiteus Mythica. En ce moment, je me penche plus particulièrement sur les nombreuses versions du mythe du Déluge Universel qui ont jadis existé à travers le monde. Aujourd'hui, de ceux de l'Asie d'antan, je passe à ceux de l'Amérique du Sud et du Centre précolombienne. Je terminerai enfin avec ceux de l'Amérique du Nord d'avant la venue de l'homme blanc sur ce continent.  

Pour le reste, je n'attends plus rien de Facebook ou des divers sites auxquels j'ai contribué jusqu'à présent. Les hommes et les femmes qui utilisent ce réseau soi-disant social, ainsi que ces autres sites de partages littéraires, ne sont que des médiocres. La futilité, l'éphémérité, la bêtise, la violence - morale et physique - font honte aux valeurs que j'ai toujours prônées, que j'ai toujours cherché à partager. Elles flétrissent leur intelligence, montrent que , malgré leurs belles paroles, les textes, images, vidéos, etc. qu'ils ou elles publient ici, ils ou elles ont toujours été, sont toujours, et demeureront toujours des moutons.  

Soumis, institutionnalisés, individualistes, égocentriques, incultes pour certain(e)s, crédules, ils ou elles se raccrochent désespérément aux ressorts d'une société sur le déclin. Apathiques, conventionnels, remplis de certitudes, d'à-priori, à l'esprit et aux vues étroits, concentrés sur leur petit confort, sur leur bien-être au détriment du reste de la population - qui peut crever devant leur porte sans qu'ils ou elles ne bougent le petit doigt -, ils ou elles pensent que l'Argent-Roi, que l'ascension sociale par le travail, par le métro-boulot-dodo, est destiné à perdurer. 

Ils ou elles s'imaginent que les ressources essentielles - comme l'eau - sont infinies, et qu'ils peuvent en user et abuser. Ils supposent qu'ils peuvent continuer de polluer, d'user d'engrais, de bruler les forêts, et qu'ils ne subiront jamais les conséquences effroyables du réchauffement climatique et de tous les désastres qui vont s'ensuivre. Ils apparaissent d'ailleurs déjà, et de plus en plus vifs ; nul ne sera épargné. Et ce n'est pas ce même Argent-Roi, ce capitalisme broyeur de vie, sans pitié et sans remord, qui sauvera davantage ceux et celles qui ont leur compte en banque amplement rempli.  

Ces gens se consument dans une inertie mortelle, les yeux vissés sur leur téléphone portable afin de communiquer les uns avec les autres ; même si leur interlocuteur se trouve à l'autre bout de la rue. Vissés à leur téléviseur, hypnotisés par des publicités débile les incitant à dépenser toujours plus, jusqu'à s'endetter, magnétisés par des émissions ou des jeux les transformant en dégénérés, gâteux lorsqu'ils suivent des compétitions sportives diffusées à coups de milliards, afin de les enchainer au système faisant d'eux des esclaves, et excitant leurs instincts les plus primaires, les plus primitifs.

Idolâtrant des hommes et des femmes parce qu'ils ont "réussi" ; quoi ? Juste à s'enrichir et à se croire supérieurs pour cette raison, sachant pourtant qu'ils ne sont juste des hommes et des femmes comme les autres, qui vont aux "chiottes" comme les autres, qui mourront un jour, comme les autres, et qui n'emporteront ni leur fugace notoriété ni leur argent dans la tombe. Quant à leur célébrité, passagère, elle sera vite remplacée par d'autres dieux périssables qui seront autant adulés et haïs que les précédents ; avant que l'actualité ne les broie à leur tour ; et ainsi de suite...  

Regardez moi toutes ces personnes qui se croient importantes, qui s'exhibent, dont les valeurs se résument à ça. Des personnes aux ambitions, aux rêves, aux espoirs, éphémères, stériles, sans autre projet que de profiter de l'instant présent. Des personnes qui ne soucient aucunement des conséquences de ce qu'ils font, Des personnes qui ne se souvient pas de leur impact réel sur l'avenir de leurs enfants ou de leurs petits-enfants. Des personnes qui vont leur laisser en héritage une Terre qui ne pourra alimenter tout le monde, dont les ressources vitales s'épuiseront, dont le réchauffement climatique fera des ravages et pour lequel nul ne sera épargné. 

Des personnes pour qui l'image est plus essentielle, plus vitale, que ce qu'il y a dans le cœur ou dans l'âme. Des personnes pour qui la plastique - éphémère -, s'avère être l'essentiel dans ce qu'elles partagent avec les autres. Et évidemment, des personnes qui dédaignent, refoulent, répudient, ceux et celles qui ne correspondent pas à ces canons dictatoriaux qui voudraient que nous nous ressemblions tous. Tels des clones qui pensent, qui parlent, qui aiment - ou pas -, qui souhaitent, qui sont tous similaires, que ce soit physiquement ou autrement. Alors que l'on sait que le manque de diversité est un appauvrissement précédant le déclin, puis la disparition.  

Des personnes aussi, qui, lorsque le malheur les frappe, lorsque leur pouvoir d'achat, leur emploi, leur santé, que sais-je, est impactée, ne prêchent que pour leur paroisse, quitte à écraser les autres, quitte à rejeter les autres, quitte à détester et avoir peur des autres. Ces personnes se replient sur elles-mêmes, montrant du doigt ceux et celles qui n'appartiennent pas à leur communauté ; sans auparavant se regarder en face et s'interroger sur leur responsabilité individuelle et collective sur la situation à laquelle elles sont confrontées. Car, il est bien connu "que c'est toujours forcément de la faute de l'autre".  

Plutôt que d'user de solidarité, de trouver des solutions en communs, elles rirent la couverture à elles, sachant que de toute manière, cela ne résoudra rien ; pire que cela ne fera que l'envenimer, qu'accélérer la décomposition généralisée de la société qu'elles tentent de préserver à tout prix. Plutôt que de se dire que ce à quoi elles assistent est inéluctable, et qu'ils doivent s'y adapter si elles veulent survivre aux bouleversements qui s'annoncent. Plutôt que d'inventer des solutions qui seront compatibles avec ces métamorphoses de leur univers quotidien qui, d'ici quelques années, quelques décennies, aura définitivement disparu.  

Mais non, ces personnes demeurent apathiques, repliées sur elles-même, institutionnalisées, modelées pour se conformer à un système dont elles disent ne plus vouloir - il suffit de voir les nombreuses manifestations sur tous les sujets d'actualités, auxquelles nous assistons tous les jours -, mais auxquelles elles s'accrochent désespérément. Elles demeurent concentrées sur l'éphémère, l'insignifiant, le récréatif, l'accessoire. Elles oublient, méprisent, moquent, excluent, jugent et condamnent l'humain. Surtout s'il est différent - et quelle que soit la forme que prenne cette différence - territoire, idéologie, religion, couleur, orientation sexuelle, maladie, peu importe. Elles préfèrent la division, la violence - verbale, physique, psychologique, etc. - pour s'exprimer...  

Je pourrais poursuivre ainsi à l'infini. Je ne me reconnais pas dans ces manifestions de ce qu'est l'être humain. J'en ai trop souffert. Donc, ne comptez plus sur moi pour vous suivre dans cette voie décrite ci-dessus. Puisque j'ai échoué à m'ouvrir à vous, à tendre la main avec amitié, franchise, sincérité, et respect, en direction de ceux et de celles pour lesquels j'avais de l'affection, de l'empathie, quelque chose à partager tout simplement, je disparais.  

Désormais, seuls mes écrits en cours de rédaction destinés à être publiés chez un éditeur digne de ce nom sous forme de livre, comptent. Peut-être me faudra t'il plusieurs années pour en venir à bout, en travaillant sur eux quotidiennement. Mais vous m'avez trop blessé par votre indifférence, par votre refus de l'amitié que je vous offrais au-delà des limites de Facebook.  

Donc, je reviens à ce qui est l'essentiel pour moi, en m'éloignant de tout ce que j'ai décris ; et de tout ce que je n'ai pas pu relater de plus dans ce texte que d'aucuns verront comme aigri, fielleux, ou je ne sais quoi. Je ne fais cependant que la réalité d'échanges ou de contributions dont le résultat m'a heurté, blessé, humilié ; par lesquels j'ai été trahi ou abandonné ; qui n'ont fait qu'exacerber des plaies jamais cicatrisées. Je ne fais que constater la cruauté, la brutalité, la méchanceté, la stupidité, la vulgarité, les sévices infligés, à des gens qui, comme moi, sont souvent maladroit, malheureux, désespérés, seuls, face à tout cela.  

Des gens qui sont atypiques, dont la construction de liens sociaux, est une véritable épreuve, harassante, funeste, le plus souvent. Des gens qui ne s'expriment habituellement que peu - sauf par écrit -, qui ne vont jamais vers autrui dans la "vraie" vie pour toutes ces raisons encore une fois, qui ne veulent gêner ou encombrer personne parce qu'ils sont différents et qu'on le leur fait bien comprendre depuis leur enfance. Des gens qui, malgré tous leurs efforts pour être heureux en compagnie des personnes avec lesquelles ils souhaiteraient partager rires, joie, amitié, convivialité, sont écartés de ces choses qui semblent si naturelles, si faciles, si simples, si évidentes, à ceux et celles qui les leur dénient.  

Désormais, seuls quelques mots courts par ci par là, des images qui me plaisent ou reflétant mon état d'esprit du moment, apparaitront sur mon mur. Car tout le reste, finalement, n'est que perte de temps. Ces moutons qui s'y exhibent - que ceux et celles qui se disent ne pas ressembler à ce que j'ai décris se regardent dans la glace, et considèrent leur comportement via Facebook en ce qui me concerne - n'en valent vraiment pas la peine....  

Dominique Capo

  • Ah ! Comme je suis d'accord avec toi Dominique. Facebook, j'y vais de moins en moins, j'y mets encore parfois des textes, des musiques, des paysages, mais ça n'intéresse pas grand monde en fait. Mais, bon, certains n'ont même jamais ouvert un livre alors ils dialoguent bien pauvrement. Et le portable n'arrange rien pour eux. Mais que veux- tu, ça vient aussi parfois de leur éducation. Et puis toutes ces fautes, misère ! J'en fais c'est certain, plus qu'avant, mais à ce point là, c'est vraiment incroyable. C'est vrai que la méthode globale na rien arrangé. Et puis, il y a la haine déversée sous couvert d'anonymat, c'est terrible ça !
    Enfin...Bonne fin de journée Dominique !!

    · Ago 4 months ·
    Louve blanche

    Louve

  • Fort bien analysé Dominique, tout cela n'est que superficialité...

    · Ago 4 months ·
    W

    marielesmots

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