Fragile...

nomade

 L’amour est si fragile on dirait un oiseau
Gazouillant doucement lorsque l’aube se lève
Son chant mélodieux monte alors crescendo
Comme les sentiments qui habitent les rêves…

Le regard qui effleure avec délicatesse
Un visage inconnu mais si proche pourtant
Recherche dans les traits l’ombre d’une caresse
Déposée en secret un matin de printemps…

Un parfum d’infini, les effluves innocentes
Qui imprègnent les mots écrits en interdit
Se mêlent en soupirs à la douleur latente
Laissant aux cœurs blessés un point sur une envie…

Voluptueusement entrelacés mais libres
Jambes et bras qui se nouent dans le soir qui descend
Les haleines s'affolent dans cette soif de vivre
Langues oubliant la peur cachée en s’endormant…

Peau à peau, sexe à sexe, fouillant impunément
Chaque once du bonheur laissé sur le tapis
Main à main, frénétiques adjurant les serments
Tombe ouverte à ces corps poussés vers folie…

Mer d’huile, rive blanche, calme et sérénité
Ciel bleu qui se démène pour apaiser les yeux
Sable aux grains porcelaine où perle la rosée
Passion qui nous projète infiniment heureux…

Fragilement humaines nos pensées absolues
Reprennent cette quête au plus profond de nous
Dans un cri se le dire qu’on ne s’est pas perdus
Effacer l’incertain et s’aimer jusqu'au bout…

 

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