Il y a des jours comme ça

Eddy G.N. Lane

on est bien quand on n’est point


Il y a des jours quand je pense que c’est mieux d’être où, ce n’est pas vrai. C’est plus facile d’être seul et triste dans une ville, dans une maison où, tu n’es pas pour de bon. Ce qui est con, c’est que tu ne peux pas exprimer ta joie, le dire ouvertement, oh que je suis content d’être où, je ne suis pas, on se sent à l’aise, on est bien quand on n’est point, ne trouvez-vous pas ? On te prendra pour un imbécile, ce qui est toujours désagréable, même là-bas.
Je ne sais pas si, je me suis fait bien comprendre. Ne vous forcez pas parce que quand on comprend, c’est encore plus dégueulasse.  Une autre possibilité pour combattre les moments comme ça, consiste à éviter les jours comme ça, les jours avec le désir d'être où, tu n'es pas vraiment. C’est facile à dire et pas facile à faire car c’est têtu, les jours. Ils sont connus sous leurs noms respectifs lundi, mardi, il y en a sept  et ils y tiennent d’être ce qu’ils sont, lundi, mardi. Ce n’est pas facile, voir, c’est impossible à convaincre un lundi, que vous voulez éviter de ne pas venir quand c’est son tour.   C’est pareil avec un mercredi ou n’importe quel autre jour de la semaine. Ils sont têtus. Et c’est comme ça, depuis le moment où, on les a mit en fonction. Et ça date. On peut dire que, c’est comme ça depuis belle lurette. La belle lurette n’est pas un moment, et encore moins un moment historique. C’est une expression. 
Alors pour les éviter, ces jours là, il faut jouer avec le temps. Si, par exemple, je sens que le jeudi prochain sera un jour où, on dira, il y a des jours comme ça, je n’y vais pas. Je reste chez moi et je le laisse venir ce jeudi sans  y aller. Je vous conseille le même comportement. Ne dites pas : je suis resté dans mercredi. Non ! Ils y iront vous chercher. Ne dites rien et attendez que, ce jeudi avec lequel, vous n’avez pas de meilleurs rapports se passe et qu’il passe. Après, c’est du passé et le passé est plus facile à maîtriser que le présent. Le futur ne pose pas de problème, je n'y crois pas. Et puis, quand il vient, s'il vient, on verra bien.  
Il y a aussi des jours où, dès le matin, vous vous en foutez de ce qu’il est, ce jour, un lundi ou un vendredi, vous ne pensez, ni être où, ce n’est pas vrai, ni à vous cacher dans le temps, ou autre chose. Pas du tout. Ce jour, quelqu’un vous a parlé, quelqu'un a prononcé votre nom : ‘’Bonjour …. Albert, Alphonse, Bernard, Briand, Bosco, Carl, Charles, Diégo, Donald, Marc, Malcolm, Pierre, Patrick …

  • voila je t'ai lu, tu as eu certainement la même idée mais tu l'as concrétisé autrement, avec plus d'humour et donc moins de gravité. Mais je t'ai compris comme tu l'écris dans ton texte.

    · Ago over 6 years ·
    Bbjeune021redimensionne

    elisabetha

  • Virevoltant le long de ton texte. Surprenant, encourageant à la fin !

    · Ago over 6 years ·
    Traduction linguistique

    Gray Amarila

Report this text