Le Cormoran

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Suite de "La Colombe Malade". Un troisième volet est en cuisson. Un beau gâteau a venir. Celui ci ressemble un peu au premier, avec toujours cette interrogation et ces dilemmes.

 

Je ne sais pas tellement si Je suis détesté ou adulé. Ce qui m'importe, c'est ce que veulent mes patients. S'ils désirent ne plus supporter leurs douleurs et ne pas vouloir propager la maladie, alors J'exhausse leurs vœux. Je n'ai pas la prestance de me décrire comme un Djinn ou une Fée, à réaliser les souhaits de tout le monde. Evidemment qu'on ferait tout pour éviter que ces gens n'aient à mourir, mais il faut rester réaliste. Si la Réalité veut que ces personnes-là souffre, alors je serais toujours là pour les faire s'échapper de la Réalité.

Je ne sais pas tellement si Je suis l'Optimisme ou le Pessimisme. Je fais ce qu'on me demande, dans la limite du possible. Je ne suis pas assez narcissique pour me dire « L'Alpha et L'Omega, Le Commencement et la Fin. ».

A chaque fois que J'arrive dans une ville, Je ne suis l'annonce que d'un mauvais présage. Je tente de couper les branches a ras, ne sachant pas m'attaquer aux racines. Je ne veux faire peur à personne, alors j'ai mis quelques couleurs sur ma tenue. Mes confrères ou plutôt ami de la profession, sont de vrais Corbeaux et Corneilles. Vêtus entièrement de Noir et Gris, s'en prenant aux morts et aux mourants.

Le Violet est une couleur de l'espoir. Elle est peu présente dans la Nature mais le peu de plantes ou fleurs violettes sont bienfaisantes, alors Je m'inspire d'Elles pour ma tenue. Le Marron de ma veste est plus rassurant et moins traumatisant que le Noir de celles de mes congénères.
J'y ai dessiné quelques motifs pour montrer que Je ne suis pas une Ombre, ni la Faucheuse. J'ai aussi peints mon masque avec quelques motifs pour laisser un souvenir différents aux Survivants. Les masques sont normalement noirs ou marrons, en cuir ou carton bouilli et leur porteur ne prennent pas le temps de les décorer. Les patients regardent les dessins sur ma tenue pour ne pas rester focaliser sur ce bec ignoble mais bien utile. Ce dernier Nous empêche de contracter cette infection. A l'intérieur, j'ai glissé de la lavande et de la violette séchées pour ne pas à devoir supporter les odeurs pouvant me rendre malade.

Je suis en route vers un petit village, qui sera bientôt un immense cimetière avec comme tombe pour ces villageois, leur propre maison. Parfois, Je demande aux infectés de m'aider à transporter et bruler les morts, évitant aux rapaces de s'infecter et d'ainsi, rependre ce mal encore plus rapidement. C'est le moment le moins agréable dans le cheminement vers la Guérison. Je tiens à rester près d'Eux, le temps que le feu s'éteigne. Leur faire comprendre que Je suis là jusqu'à la fin. Si je n'ai pas su les accompagner dans la Vie, alors cela sera dans la Mort. Je me mets de dos, m'assois par terre en lisant, à haute voix parfois, des poèmes et des contes. Je sens alors la chaleur du feu comme s'ils m'enlaçaient pour me remercier. C'est ce que Je laisse croire en tout cas.

Même si certaines personnes me considèrent comme un psychopathe ou un assassin ou même celui qui repend ce mal, Je m'en tiens au sourire, au soulagement et remerciements de ces pauvres gens malades sans espoirs.

 

 

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