Le manège

mara


Tourne, tourne la vie
Comme un long manège.
Et les rêves audacieux et bleus
Enivrent les esprits aventureux.


Tourne, tourne le manège.


Soudain, s'envolent vers d'autres cieux
Ces âmes qui galopent
Sur des Lisitaniens fabuleux.
Ce sont des cavaliers valeureux
Sur leurs montures merveilleuses.
Ce sont des princesses rebelles
Dans leur carrosse passé minuit.
Tous tendus vers l'horizon
Vers une mer aux reflets d'or,
Ils rêvent, rêvent de grands espaces
D'horizons si vastes que le mot liberté
Résonne en de longs échos.


Mais tourne, tourne la vie

Comme un manège en sursis.
Les enfants ont dans les yeux un idéal,
Un idéal inoubliable,
Un idéal pour toujours !


Tourne, tourne la vie,

Sur leurs genoux, des mères bercent
de tout petits fous
Comme eux, elles rêvent d'un monde coloré,
D'un monde de tous les possibles.
La musique , ritournelle vaporeuse
Rythme leurs songes sépias.
Des pastels dessinent un imaginaire
Rose et vert tendre,
Version nouvelle de la magie Coppola !
Elles frôlent ainsi un amour passé,
Des émotions anciennes.
Insoupçonnables antiennes
Mais la pluie dans leurs yeux
Habille un paysage enchanté
Elles tournent, tournent comme des toupies
Car le manège ne s'arrête pas.


Tourne, tourne la vie

Tourne, tourne toujours.

Leur jeunesse retrouvée,
Ces mères soudées à leurs petits
Inventent les couleurs de l'arc-en-ciel
En silence, ils font un vœu
Un vœu ; c'est un secret, il ne se dit pas.
Mais je vous jure, je le sais
Ce sont des vœux de tendresse,
Des vœux d'amour.
Leurs yeux le murmurent
Ces yeux de toutes les couleurs
Dans la rondeur du manège enchanté.

Tourne, tourne la vie







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