Le parc

deep_immaturity

Je suis seule au milieu de la nature, les yeux fermés. L'herbe froide et mouillée sous mes pieds nus est agréable. Le soleil cogne timidement sur ma peau et me fait sentir vivante. Il m'enlace de ses bras brûlants. Le vent, quant à lui caresse ma peau et de sa voix douce, il murmure à mon oreille : « Toi petite fille qui semble perdue sur terre, laisse donc la nature te porter.» Je me laisse tomber complètement sur l'herbe, essayant tant bien que mal d'ignorer les idées négatives qui semblent vouloir pénétrer de force mes pensées. « Tu vas te salir. Tu as l'air d'une folle. Relève-toi. Tu es allongée par terre, tu es vulnérable et n'importe qui pourrait te marcher dessus. » Je glisse mes doigts entre les brins d'herbe, et j'en arrache quelques uns comme si cet acte me soulageait. Je me suis endormie. Je me réveille en sursaut, me redressant brutalement. Le soleil est parti et a laissé place à la nuit. Je frissonne en sentant le vent frais sur ma peau. J'adore l'odeur de ce parc qui semble différent une fois la nuit tombée. Cette nuit de décembre a une odeur particulière et je me demande si tout le monde la sent. Un mélange d'herbe fraîche, de pluie, de nuit, au loin l'odeur de la fumée d'une cheminée.

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