Le train...

belokiu

Le cœur chavire mais ne coule pas...

Dans ce train qui n'est d'aucune gare,
Je ne voyage qu'au travers des miroirs. 
Sans billet de retour, j'arpente les couloirs, 
D'un wagon déprimant aux allures de tes soirs.

 

Le sifflet, d'un sinistre, me rappelle en station,
Maudit blues attaché à cet âpre horizon,
J'ai quand même consciemment besoin de ce pardon, 
Qu'il me coûte, peu importe, jusqu'à l'Armaggedon

 

Aux rêves, je dis oui. ..
La trêve me séduit, 
Soldat devant ta porte, 
Je suis tout sauf Morte !

 

C'est l'attache à ce lien qui fait de moi cet autre,

Qui crois tu que je sois, si ce n'est cet Apôtre

Qui nourris tes émois m'obligeant à la faute,

Me disant que je ne serai jamais des vôtres.

 

Tu me vois tel un loup s'éloignant de la meute,

Balancé, chavirant au gré de tes désirs,

A comprendre ou sauver tu ne fais pas de choix

tu imposes et réduis, toi seul est à bannir.

 

Aux rêves, je dis oui. ..
La trêve me séduit, 
Soldat devant ta porte, 
Je suis tout sauf Morte !

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