L'enfant

mesnil-au-pain

Paradis perdus

Gabriel, dans ses mains la source de ses pleurs,
Descends, leste, songeur, présente le destin
Qui de ses doigts farceur, représente, certain,
Remémore au matin, ces journées de terreur

Lorsqu'un ciel obscurci, par un mont soulevé,
Que d'un tiers une armée se trouva raccourcie
Contre la chair aimée, tous les cœurs endurcis,
Et qu'alors, sans merci, le frère fut frappé.

Gabriel maintenant entre ses deux bras
Cet immortel enfant, cerclé de son aura,
Gabriel repensant triste à tout cela

Porte en son cœur ce poids, en plongeant du ciel
Pour apporter ce roi, sacrifice immortel,
A celle aimant sa foi, rêvant à Gabriel.

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