Les maux du vent

pecheur

Je n'entends plus les mots qui pleurent
Verte à Monticello, bleue à Fécamp, grise à Noirmoutier, la mer n'en fait qu'à sa tête. Il faut dire qu'elle est triste aujourd'hui.
Les sirènes pleurent, les nuages aussi.
Murée dans sa beauté hautaine, la citadelle, reste inexorable.
Austères, soudées, impassibles, les vieilles maisons de la vieille ville attendent des jours meilleurs. Ensemble, elles tournent le dos à la vulgarité et à la bêtise.
Parfois et quand le vent se tait, elles chuchotent entre elles et préparent une revanche secrète.
Aujourd'hui, ivre de douleur et fou de rage, le vent hurle son ressentiment. 
Qui saurait guérir les maux du vent ?
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