Les salades lunaires.

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Sur notre planète, 3 pieds suffisent à faire tenir un tabouret debout. En apesanteur, mieux vaut s'asseoir à côté d'un Thomas Pesquet.


Betty raffole de Thomas. C'est l'homme qu'elle aurait aimé avoir dans son lit par amour du Petit Prince et petites commodités passagères. Souvent absent pour des missions humanitaires dans l'espace, elle dit qu'il participe à notre avenir sans devoir nous obliger à nous taper les soirées Scrabble d'un Rotary ou Kiwanis Club pour envoyer 3€50 de farine en vrac à l'autre bout du monde. Si Thomas existait en version calendrier Dieux du stade, elle aurait toutes ses fesses d'affichées dans sa chambre. Par pudeur ou modestie, elle se contente de celui lunaire et des miennes.

« T'as pensé à repiquer nos chicorées ? C'était hier, phase descendante à 9H53 ! »

Betty aime les salades. Elle n'envisage pas un repas sans, ni une histoire avec. Comme les patates, elles participent à une alimentation saine. Acide folique, fibres, potassium et magnésium, enrichissent quotidiennement notre santé. Quand un steak tombe dans notre assiette pour manque de protéines, c'est qu'une vache folle a été découpée. Je m'occupe une fois par an de son équarrissage. J'enfile une paire de bottes, je la prend, je la retourne et je la déglingue dans le jardin. Je lui dis 2, 3 mots gentils puis je l'électrocute  avec le poste à souder de Michel. La partie boucherie me prend 2 à 3 semaines. C'est long une vache a découper. Michel est d'accord avec moi.

Pour de la recherche scientifique et afin de rendre compte de l'utilité ou pas d'une aération régulière en milieu confiné, Thomas travaille en chaussettes. Il décolle ce matin à 11H49, heure de tour Eiffel.

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