LIDO

epic

Je vis au bord de la mort

Sur une plage de sable plastifiée

Aux dunes arpentées par des trans

Au rythme de vagues consciences

Avec le sentiment palpitant sans trève

D’une éternité en fuite

Devant la cristallisation du temps

Au milieu de peaux blanches cloquées au soleil

Tatouées d’ethnicité fictive

Et de tant de lassitudes passives

Que si les patelles et les tellines

Pouvaient parler

Elles diraient dans la poussière

Des coquillages de leur lignée

Que je vis au bord de la mort

Loin de mes sources natives

Sur une grève latine

Un lit d’eau pour linceul

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