Loanabila

wacsim

Rédigé le 28/05/13.
De Loana à Nabila,
La télé détruit plus qu'elle crée.
Pouvons-nous cesser les dégâts ?
Nous ne sommes déjà pas futés...
 
On s'affale devant elle le soir
Pour vraiment se vider l'esprit.
Alors que certains préfèrent boire
Nous nous regardons des conneries.
Observation de spécimens
Qu'on ne croise pas dans toutes les rues.
Pour être célèbres ils se démènent,
Jouent des cons qu'ils sont devenus.
Nous ne sommes pas des imbéciles,
Bien sûr nous prenons du recul.
Mais des enfants, dis, qu'en est-il ?
Comprennent-ils à quel point c'est nul ?
Je crains pour leur santé mentale.
Ils seront tous décérébrés,
Plus aucune notion de morale,
Retouchés de la tête aux pieds.

De Loana à Nabila,
La télé détruit plus qu'elle crée.
Pouvons-nous cesser les dégâts ?
Nous ne sommes déjà pas futés...
 
Voyeurisme poussé à l'extrême,
On rit de leurs problèmes fictifs.
Ils se haïssent et puis ils s'aiment,
Se mettent en scène pour que l'on kiffe.
Sous la lumière quelques semaines
Ils s'imaginent une gloire future.
Oui mais à la saison prochaine
On les oublie, c'est quasi sûr.
Censés représenter l'époque
J'ai mal pour notre société.
Ils se croient chics, ne sont que "choc"
Mais cela marche à la télé...
Au fond les pires dans cette histoire
C'est encore nous, les spectateurs.
On "comble" nos vies non pas d'espoir
Mais bien de vide, celui des leurs.
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