Mes mots

Emmanuel Rastouil

Mes mots sont en prison Qui peut les délivrer ?

Tu voudrais qu’ils s’envolent

Moi je voudrais qu’ils meurent

Qu’ils meurent pour renaître

Purs comme les flocons de décembre

Comme avant

Lorsqu’ils ne faisaient pas de bruit

Et qu’ils savaient voler

Qu’ils aimaient voler

Et s’accrocher au Ciel vanille et doux

Mes mots sont malheureux Qui peut les amuser ?

Tu voudrais qu’ils rigolent

Moi je voudrais qu’ils pleurent

Qu’ils pleurent et puis qu’ils dansent

Légers comme les fleurs de ces grands arbres

Pareilles à des petites grappes de coton

Qui valsent dans la brise d’été

Des campagnes verdoyantes

Comme avant

Lorsqu’il ne faisait pas nuit

Et je savais danser

Et j’aimais tant danser

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