Mon amie l’emmerdeuse !

daniel-m


Je suis née mouche, comme d'autres naissent papillons ou libellules,

Ne riez point, ce n'est pas une excuse, et encore moins un préambule.

Ne pas faire de mal à une mouche est signe de sagesse paraît il.

C'est pour cela que je te harcèle, te mets à l'épreuve, concours de réflexes subtiles.

C'est mon truc à moi de t'asticoter, de te chatouiller, de décoincer ta bulle.

 

 

Pour te prouver mon amitié, en ton absence, le plafond j'ai moucheté.

Et pour mieux te harceler, j'ai choisi tes objets, tes choses préférées.

Je ne suis qu'une mouche, posée là sur ta bouche, tu faisais la sieste, désolée !

A toi inlassablement me rappeler, est mon passe temps préféré.    

Je ne suis qu'une mouche, je m'amuse, je m'excuse, pardon d'exister.

 

 

La nuit moi je dors et pour tes nuits blanches, je te laisse à mon ami le moustique.

Je ne vie qu'un mois et j'en profite, mais rassures toi, je ne suis pas de celles qui piquent.

Je ne suis là que pour te rappeler que la vie est courte et qu'il faut en profiter.

Tu m'écraseras si tu veux, je te laisse à ta conscience, mais garde ma confiance.

Je ne suis qu'une mouche, éphémère partenaire, me remercieras tu un jour de te le rappeler ?

 

 

Pour te bousculer, je me suis même trompé, la rubrique n'est pas la bonne !

Je l'ais fait exprès, c'est mon tempérament, ben oui, je déconne !

Je ne suis qu'une mouche, juste pour te rappeler, l'instant, le petit clin d'œil.

Je suis ton emmerdeuse, pourras tu me le pardonner, j'ai très peu de temps pour m'amuser.

Je marche à l'envers, je dévore, je vole, pas le temps de me reposer.

 

 

De ma vie rampante et terrestre je me suis enfin évadée,

Et je me réjouis de ce court instant pour te retrouver.

Certains sont là pour se questionner, d'autres pour angoisser, moi, je ne suis là que pour t'embêter.

Il ne tient qu'à toi de m'apprivoiser, demain déjà, il sera trop tard.

Je ne suis qu'une mouche, trépidante amie, effaçant ton cafard.

 

 

Avant l'hiver, de ne plus me voir, déjà peut être tu seras surpris.

 

Un peu plus et je te manquerais, regretteras tu de ne plus me voir ?

De mon écriture en pattes de mouches, je te laisse mon souvenir.

Toi et moi, nous deux quoi, nous sommes d'une bien modeste création.

Ne pourrions-nous pas simplement, considérer la vie comme une récréation ?

 

 

 

 

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