Ô, mon amie du monde des rêves éveillés (Première partie)

frederik

Elle marche à pas rapides le long des berges d'un fleuve.

Sous ses pieds, le sol crisse en cadence du balancement régulier de ses jambes.

Personne au bord de l'eau.

Au loin, la nuit laisse échapper des lumières blanches d'autos roulant sur l'autre rive.

Petite musique collée aux oreilles.

Un air romantique.

Une invitation à s'en aller vers des cieux cléments aux soleils radieux.

Les phares des voitures forment un ballet et se déplacent au rythme de la mélodie un peu triste mais pleine de grâce.

L'allure de la marcheuse ne faiblit pas.

Elle avance dans le noir, fendant l'obscurité.

Six marches d'escaliers à descendre...

Avalées en moins de temps qu'il ne faut pour le dire.

De nouveau le long de la berge large, déserte et toujours cette musique qui prend de l'ampleur et l'accompagne.


Petit muret à franchir puis chemin dallé.

Une allée sur sa droite bordée de platanes centenaires.

Elle l'emprunte.

Elle file toujours à vive allure.

Au fond semble briller une lanterne...

Ne pas ralentir le rythme...

Longues enjambées en direction du point brillant dans l'ombre. Cet arbre sur sa gauche, cet arbre est penché vers elle comme pour la saluer.

Un chat quelques mètres devant traverse le chemin, plus pressé qu'elle encore.

Trousse de maquillage, rouge à lèvres...

Se poudrer le nez et les joues...

Un brouhaha d'abord comme un murmure puis qui gonfle à mesure qu'elle approche...                          

                                                                                              (À suivre)

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