Paulette pique une crise contre les gens qui piquent des crises.

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Je pique une crise contre les gens qui piquent des crises. Oui je sais, ça fait beaucoup de crises, mais il paraît qu’on est plus à ça près…

Je suis une fervente défenseuse de la vie dans le monde des Bisounours, de l’enthousiasme permanent et de l’optimise aberrant. « Je souris si on me souris », d’ou vient cette idée ? Et on fait comment si personne ne commence ?

 Alors oui peut être que la boulangère n’est pas aimable, que mon patron est désagréable mais qu’est ce qu’il m’empêche au final de leur sourire quand même? Le mieux que je puisse y gagner, c’est de les culpabiliser de leur mauvaise humeur, pour qu’à leur tour ils étirent un peu leurs lèvres. 

Les embouteillages, par exemple, n’ont été inventés que pour faire piquer des crises aux gens. Parce qu’ils s’évertuent à sortir aux heures de pointe, en toute connaissance de cause, et qu’ils ont encore le culot de se plaindre. Il n’y a rien qui m’exaspère autant que les conducteurs désagréables au volant, surtout que ça ne sert à rien. Lancer des insultes en vain contre une vitre insonorisée, c’est  s’énerver soi-même. Il serait si simple de se relaxer, d’écouter le dernier CD téléchargé et qu’on n’aurait jamais eu le temps de finir de toute façon…

Se plaindre sans arrêt ne fait qu’aggraver les choses. Le bonheur en fait est quelque chose de très égoïste. Quand on commence à se dire qu’on est heureux, que les problèmes ne sont pas si graves parce que quoi qu’on fasse, ils vont finir à un certain moment à faire partie du passé, ça va déjà mieux. Si j’ai marché dans une crotte de chien, ce n’est pas la faute de mon voisin. Retenons juste ceci : Tout fini toujours bien, et si ce n’est pas le cas, c’est que ce n’est pas encore fini.

 Je ne supporte pas les gens qui piquent des crises. Alors oui il semblerait que j’en ai piqué une, mais c’était pour la bonne cause. C’est la dernière, je promets…

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