Personne ne meurt

dimir-na

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Le règne du corps s'éteint là, où celui de l'esprit couronne tous les cimetières, sans exception.

Il fait des restes du con, le roi des cons.

Il fait des cendres des sages, les reines des éminentes arènes.

Il fait à s'y méprendre de l'empoisonneur, l'éternel chimiste du suicide, du sang en réclame de paradis.

Les cercueils déboisent, les trous reboisent, les incinérateurs cartonnent.

Il s'alimente de l'extinction des feux, de nos racines à le croire invisible.

Il renaît sur des naissances.

Il nous fait vivre, jusqu'au pourquoi du parce que, on l'oublie.

Ses bras ne sont pas des ailes, pas mêmes celles d'un ange.

Son corps n'est pas à même d'être un corps, transparent, parlant à tous, il n'atteint jamais nos abîmes et sublime sans voix, toute tendresse émise à son égard.


                                                   L'esprit via Dimir-na

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