petit peintre .

Hakim Hadjail

le chemin vers le bonheur

 

 Il était une fois un enfant.

 

Il était content .

 

Il venait de réaliser un rêve.

 

Un coffret plein de pots de peinture , des pinceaux , des feutres et une pointe d'argent.

 

Il pouvait enfin dessiner la verdure, les oiseaux, les êtres et les maisons.

 

Il passa une journée de rêve .

 

A peindre tout ce qu'il lui passait par la tête.

 

A sa fin il écrivit sur un petit bout de feuille.

 

Moi le petit qui a grandi jusqu'à maintenant sans ailes.

 

Ni père ni mère.

 

Ni un sou pour calmer ma faim ou me protéger du froid quand il fallait le faire .

 

Je déclare que l'argent ne fait pas mon bonheur .

 

Oui l'argent ne fait pas le bonheur. 

 

Et il le cacha dans une poche à côté de son cœur.

 

La nuit tomba et les étoiles brillèrent.

 

C'était le moment pour ramasser ses affaires.

 

Les mettre dans son vélo dans le panier de derrière.

 

Sur le chemin du retour.

 

Il perdit le petit bout .

 

Un vieil homme qui était la debout.

 

Le ramassa après s'être mis à genoux.

 

En admiration face à ses jolies paroles , il le mit dans sa poche a son tour .

 

Les années passèrent et le gosse devint un homme.

 

La vie lui a enfin souri ; elle lui offrit de l'argent du pouvoir et un château à Rome .

 

Mais lui enleva la joie de vivre qui faisait de lui un si exceptionnel môme.

 

 L'absence de conscience fut le premier symptôme .

 

La ruse , l'hypocrisie et le mensonge vénèrent confirmer le syndrome .  

 

 Un jour de retour a sa ville natale .

 

 Il sortit faire sa petite tournée matinale .

 

Pas après pas il finit dans une petite librairie assez originale .

 Des livres ; il y'en avait de tout les types et de toutes le couleurs

 

Puis-je vous aidez demanda le vendeur .

 

Surexcité l'homme répondit toute suite ; je cherche un livre qui m'aidera a retrouver le bonheur .

 

Venez avec moi monsieur . vous trouverais ce que vous chercher dans cette étagère .

 

 I ‘homme mit ses lunettes et commença a lire les synopsis .

 

Les heures passèrent et les livres s'accumulèrent .

 

Et le résultat n'y était guère .

 

Bêtises ,que des bêtises comment vais-je retrouver le bonheur avec des livres aussi nuls cria l'homme au libraire 

 

 Vous savez monsieur , y a des années de cela j'ai écris un livre et au bonheur j'ai réservé quelque lignes .

 

 Je n'ai jamais eu le courage de le montrer a quelqu'un ajouta le vieux mais si vous voulais je vous laisse le lire .

  

L'homme hocha la tète et ajouta que ça serait avec plaisir .

 

 Quelque minutes après l'homme avait déjà dévorer la moitié du livre .

 

Il lisait avec faim et concentration jusqu'à ce qu'il tombe sur quelque lignes et se mit a rire .

 

 Venez monsieur écoutez moi cette épitre .

 

( Moi le petit qui a grandi jusqu'à maintenant sans ailes.

 

Ni père ni mère.

 

Ni un sou pour calmer ma faim ou me protéger du froid quand il fallait le faire .

 

Je déclare que l'argent ne fait pas mon bonheur .

 

Oui l'argent ne fait pas le bonheur ) .

 

Ricanant il ajouta : vos paroles sont absurdes

 

Vous savez ces quelque lignes ne sont pas les miens répondit le libraire .

 

Y a des années de cela et au soir je suis sorti prendre l'air .

 

Tout était ordinaire .

 

Et puis un gosse avec sa bicyclette , des habits pleins de peinture et un panier rempli de dessins et d'affaires .

 

On aurait dit un minuscule peintre .

 

Il avait l'air pauvre . vous savez un enfant dans ses circonstances on l'imagine toute suite triste mais lui il était heureux bien au contraire

 

Je l'ai deviné des que j'ai vu son sourire et son énergie . il pédalait vite , il courait vite . on aurait dit une abeille

 

Il est passé a coté de moi et il a fait tomber un petit bout de feuille .

 

J'aurais bien aimé le rattraper mais c'était impossible .

 

J'ai ouvert le bout c'était une écriture de gosse . c'était peu lisible .

Après quelque tentatives j'ai déchiffré cette épitre .

 

L'homme fut sidéré par les paroles du libraire .

 

ses bras tremblèrent .

 

ses yeux larmoyèrent .

 

tout ses organes vacillèrent .

 

pendant quelque minutes le silence dominait l'atmosphère .

 

plongé dans des pensées lointaines l'esprit du client finit par revenir sur terre .

 

il portais un béret bleu questionna le client pour confirmer son hypothèse .

 

le vieux secoua de haut en bas sa tète

 

et le oui libéra des souvenirs infinis emprisonnés dans une oubliette.

 

J'étais petit enfant avec un cœur bon .

 

J'aimais le bien et j'aimais les miens .

 

La famine ne me quittait pas et chaque matin je me réveillais en priant pour un morceaux de pain .

 

Un morceaux de pain qui une fois dans ma main finissait découpé et partagé dans les bouches de tout ceux qui comme moi avaient faim .

 

C'était stupide , je pouvais manger et garder le reste pour demain .

 

Mais je trouvais le partage délicieux .

 

J'aimais tout le monde , pauvre , riche , intelligent ou stupide . qu'est ce que je m'en fichais . j'aimais les esprits et puis c'est tout .

 

Tout me rendait heureux , je pense que j'étais le môme le plus heureux sur terre . mes camarade me surnommé grenouille parce que j'arrêtais pas de sauter partout .

 

J'étais exceptionnel .

 

Et puis un jour tu grandit et tu découvre le monde des adultes et t'es obligé d'y rentrer . et pour y accéder faut passer par un tunnel

 

Ce tunnel est tellement noir .

 

Tu apprends que dans ce monde seul ton argent compte , que si t'es innocent on te mange , que maintenant il faut faire choix . prédateur ou proie . l'une ou l'autre et qu'entre les deux n'existe pas ; on t'apprends la différence entre musulman chrétien et juif , la différence entre roux blanc et noir .

 

A la sortie de ce tunnel tu perdras toute espoir et au mal tu finiras par y croire .

 

Une fois de l'autre coté tu apercevras que tu viens de rentrer dans un sorte de abattoir .

 

Ou le fort égorge le faible et ou le mal l'hypocrisie et la ruse il n'arrête jamais d'en pleuvoir

 

Et toute suite tu te perds dans le désespoir .

 

Le libraire coupa la parole .

 

Je t'ai reconnu des que t'as franchis la porte

 

T'as changé peut être  mais toute suite j'ai su que t'es juste perdu et que ce gosse réside toujours en toi . t'as juste perdu le nord .

 

On est obliger de vieillir mais jamais de grandir , tu pourras redevenir le gosse que t'étais et faire le sens inverse du tunnel , c'est difficile de survivre dans ce monde sans hypocrisie sans mensonge sans triche et son vol ;  tu perdras beaucoup de gens à qui tu tiens tu perdras du pouvoir et du respect mais tu retrouveras ton cœur en or

 

L'homme sourit et dans le miroir d'en face se reconnut , remercia le monsieur , sortit et ferma derrière lui la porte ; direction le monde des mômes 

 

FIN 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

      

 

 

 

 

 

 

 

  • On garde toujours en soi un peu de notre enfance, donc de notre sincérité et bonté.

    · Ago over 3 years ·
    Louve blanche

    Louve

    • Un poème plein de sensibilité !

      · Ago over 3 years ·
      Louve blanche

      Louve

  • J'ai adoré votre histoire.
    " On est obliger de vieillir mais jamais de grandir "...ma phrase préférée.

    · Ago over 3 years ·
    40405 (2)

    Lady Etaine Eire

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