Prose Poétique : Pensées

Paul Stendhal

Pensées


L'absence de notre amour, le révèle encore plus.
Cette passion dévorante, née des entrailles de la Terre, avant que nous soyons.
L'irréalité d' une existence, comme un rêve ensorcelé.
Je dois suivre le chemin, celui de la liberté, celui qui conduit à la vie, à la paix retrouvée, dans l'isolement du temps.
Une fine lumière pleut dans mon coeur, et sa clarté illumine mon bonheur.
Solitude, celle des "jours sans", l'amie de toujours.
Comme le chant des oiseaux, elle résonne d'une voix limpide et claire.
Absence de toi ! Manque pour toujours !
Quelle dure vérité, mais c'est ma vie.
Amour flambé avant qu'il ne naisse !
T'a-t-il ému au point de ne plus faire qu'un dans ton corps et dans ton âme?
Moi, oui !
Et dans cette symphonie concertante de l'amour, la mélodie berce mon coeur de cette douloureuse absence.
L'amour pleut, l'amour crie, l'amour pleure, l'amour vit, l'amour meurt, c'est ainsi.
Le chemin s'arrête au beau milieu du pré, et ne mène plus nulle part.
C'est une vie sans issue.
Il est seul et pleure ce manque.
Il est seul et crie l'absence.
L'égérie est partie. La muse est devenue nymphe et le poète a l'âme en sang.
Élégie du vide.
Mon bel amour, combien tu me manques, les bras en croix, le coeur pleurant de ton absence.
Déchirure d'un amour blessé, meurtri, à jamais mort sans sépulture.
Cette vie vaut pour l'éternité.
Visage d'ange, douleurs du temps, souffrance de l'être, détresse de l'âme.
Amour, je t'aime pour toujours.


© Paul Stendhal.

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