2019 - Liste 3 + thème - Recap

campaspe

Thème : "se retrouver Grosjean comme devant" Une recap. pour trouver quel mot a suscité quel texte. M'indiquer si vous ne voulez pas y participer Merci à tous

Sy Lou :



C'était une bien curieuse EPOQUE, il faut chercher dans la mémoire collective pour pouvoir la situer dans l'histoire de la région.

Il se disait que le couvent des sœurs situé d'un côté de la route, près du hameau d'E., communiquait par un SOUTERRAIN avec celui des moines, établi de l'autre côté, à une centaine de mètres de là.

Les clochers respectifs appelaient avec la régularité du métronome les religieux d'un côté, les nonnes de l'autre pour assister au FLORILEGE quotidien d'offices qui rythmaient leur vie, de 4 heures du matin jusqu'au coucher.

Or, pour certains d'entre eux, le temps prenait un malin plaisir à jouer de sa flexibilité naturelle. Cette propriété, le poussait à assortir d'un ETIREMENT exagéré tout ce qu'ils entreprenaient. Les nuits devenaient des océans d'insomnie, les jours duraient l'éternité à laquelle ils aspiraient pourtant et aucune des activités entreprises ne semblait devoir se terminer !

Les besoins FONDAMENTAUX, c'est-à-dire ALIMENTAIRES, spirituels une fois satisfaits, le cerveau de ces âmes en peine se mit à tourner en rond, prisonnier de ce temps qui se livrait sans vergogne à des prolongations. La Règle interdisait de communiquer oralement. Elle préconisait également de baisser la tête quand deux personnes se croisaient pour éviter de recevoir en plein visage les noirs desseins éventuels nourris par une âme perdue. Quant au matériel d'écriture, considéré comme un instrument de corruption, et donc mis au pilori, que restait-il à l'esprit et au corps pour vivre ?

Il ne restait plus à l'esprit qu'à s'enhardir vers d'autres sentiers inexplorés et peut-être même défendus.

L'idée germa progressivement de franchir les murs des abbayes pour chercher comment tuer ce temps diabolique.

Et la légende fit le reste. Il était facile d'imaginer entre les deux couvents un passage secret qui leur permît de se rencontrer et d'échanger quelques DOUCEURS.

C'est ainsi que, taquinée par cette histoire rocambolesque, je me frayai un chemin à coups d'OMBRELLE (elle a rendu son âme depuis à cause de cette entreprise hasardeuse), pour pénétrer dans un boyau sombre et obscur, juste en-dessous du NIVEAU de la route, à proximité d'une des deux abbayes et dont l'atmosphère glauque éveilla mon imagination. Je touchais au but ! J'allais apporter la preuve de… mais qu'est-ce ?

Envolées les espoirs et les légendes, évanouies les histoires pittoresques : je me retrouvais tout simplement dans les évacuation des eaux d'égoût dudit monastère, GROSJEAN COMME DEVANT…

Mais, pour surpasser ma déception, je me promis de recommencer mes recherches, sitôt débarrassée d'une odeur persistante et nauséabonde.


Louve :


Qu'elle était jolie, et fraîche en ce matin d'été. Le bouquet fleuri de son OMBRELLE s'assortissait si bien avec la couleur de sa robe légère…un FLORILEGE !

Julien se remémorait avec émotion cette première rencontre et à présent, il attendait, fébrile, près de l'église qu'elle apparaisse.

Midi sonna au CLOCHER. Deux heures s'étaient écoulées, et à présent il savait qu'elle ne viendrait plus, hélas ! Il se retrouvait ainsi « Grosjean comme devant ».

Il avait tellement voulu y croire, lorsqu'il l'avait croisée la toute première fois. Il avait été subjugué. Elle était la DOUCEUR même, un sourire merveilleux aux lèvres et il était vite tombé sous le charme.

Ils avaient échangé quelques mots, juste le temps de se donner rendez-vous pour le lendemain. Pour Julien, c'était absolument FONDAMENTAL qu'ils se revoient. Cependant il n'était pas pressé de conclure, car malgré son jeune âge, il avait des idées d'une autre EPOQUE, la courtiser avec tact d'abord, dans les règles de l'art. Et puis, Il la trouvait d'un NIVEAU intellectuel tellement élevé par rapport à lui, qu'il en était presque intimidé.

Mais, à présent ses rêves s'écroulaient.

Déçu, il ETIRA ses muscles engourdis par l'attente, et se mit à déambuler au hasard des rues. Il finit par emprunter un SOUTERRAIN inconnu, qui le fit déboucher dans une petite rue, derrière la gare St-Lazare. Bien que connaissant cette gare, il n'avait jamais vu cet endroit, et ce qu'il vit le cloua sur place.

La jolie femme cultivée, si distinguée, en qui il avait placé tant d'espoirs, se tenait là, au milieu d'autres femmes et sa tenue ne laissait aucun doute sur le métier qu'elle exerçait. Plus d'ombrelle, et sa robe trop décolletée, trop courte, épousait vulgairement les courbes de son corps. Mais, des problèmes ALIMENTAIRES ou autres avaient certainement fait qu'elle s'était retrouvée dans cette situation.

C'est pourquoi Julien ne voulait pas juger, il y a tant de misères qui amènent les filles sur le trottoir. Souvent c'est un homme malin, dont elles tombent éperdument amoureuses, qui fait, qu'elles se retrouvent engluées dans la toile d'araignée, tissée patiemment pour les faire tomber dans un réseau. D'autres fois, c'est un travail bien rémunéré qu'on leur fait miroiter, mais une fois arrivées dans un pays étranger, on leur confisque leur passeport et c'est l'engrenage.

D'autres, peut-être, le font pour l'appât du gain vite gagné, même difficilement, et, c'est bien sûr, leur problème.

Avant de se retourner, Julien regarda une dernière fois Amandine – mais était-ce bien son prénom – son regard croisa le sien quelques secondes, il lui sembla alors que sous le maquillage outrancier des cils, une tristesse incommensurable passait… Il ne put en voir davantage car il prit lâchement ses jambes à son cou !


Déchainons-nous :


Nous vivons une drôle d'époque, à l'heure où les ombrelles commencent à se dénombrer tout autant que les parapluies la démocratie devient le florilège des minorités.

Le job alimentaire sous jacent de la société de consommation a réduit le niveau de vie juste au dessus de celui du gaspillage.

Les querelles de clocher qui jadis ont construit un pays rural et orgueilleux ont laissé place à un libre échange broyant les classes intermédiaires et bâtissant un monde bipolaire de richesses et de pauvretés.

Quelle serait aujourd'hui la pensée d'un De Gaulle ou d'un Jaurès ?  Une lumière lointaine se perdant au bout d'un souterrain ou  bien l'étirement du bras de Marianne nous guidant vers plus de justice sociale.

Au nom de quel droit fondamental les politiciens se proclament t ils représentants de tout un peuple ?

Au nom de quel droit fondamental un groupe de mécontents s'oppose à toutes formes d'autorité légale ?

Peut être est il temps de remplacer la véhémence du discours politicien par de la douceur sociale !


Don carpaccio


À une époque donnée, j'étais dans un véritable souterrain, niveau dix pieds sous terre... On finit par prendre l'ennui pour  la douceur du coton. J'étais en pénurie alimentaire, affective aussi... Puis, un jour, un besoin fondamental d'extériorisation me fît sortir de ma grotte... Je repensais, en sortant, au clocher du village de mon enfance où l'on se retrouvait jadis le soir avec les copains-copines pour faire les 400 coups.Les garçons jouaient les coqs, déjà, pour impressionner les filles (après quelques étirements de préparation en cachette à la maison, histoire de ne pas perdre la face). Laëtitia se promenait toujours avec son ombrelle, son objet fétiche. Elle était ma préférée, en cachette. Un soir différent des autres, où il m'avait semblé qu'elle me regardait autrement, je lui déclamais un florilège de mots d'amour... Elle me rît au nez, gentiment. Je me sentais un vrai Grosjean, et exclu. J'avais mis longtemps à essayer d'oublier. Le temps est l'assassin des remords, parfois.

julien-greco


Qu'est-ce qu'un besoin alimentaire ? Un étirement essentiel pour bien vieillir. Une ombrelle par ci par là. Selon l'époque, le niveau peut-être légèrement épicé ou partiellement composé de douceur. Pour ma part, l'estomac que j'appellerai ici mon clocher souterrain. Possède une certaine attirance pour le fromage surtout vers le fondamental. Un suprème florilège de saveur mettant en valeur le Jura.


Colonelle


-« Ceci dit, ce n'est qu'un livre alimentaire

-C'est-à-dire ?

-À l'époque, j'ai vécu une petite aventure. Oh… Pas grand' chose. Rien qui ne valait la peine d'en faire plus de deux chapitres. Tout au plus, c'est du niveau Collection Arlequin. En fait, je ne le vous conseille pas ».

J'avais envie de m'enfiler dix milkshakes au café à la suite, petites ombrelles comprises. Un florilège d'émotions plus que négatives parcourut mon esprit. Moi qui m'attendais à de la douceur, à une certaine nostalgie dans ses yeux, peut-être même à un reste, au moins, d'inclination. Rien ! Rien !

J'avais envie de creuser ma tombe dont tous les souterrains auraient mené au diable. Mais il était fondamental que je reste calme. Il ne savait pas qui se tenait face à lui. Il se retourna, soudain, et je vis son bras esquisser comme un mouvement d'étirement nerveux.

 

-« Cependant, je n'en garde pas de trop bons souvenirs parce que…parce que… Il y en a Un qui est tombé amoureux. Et il a déclenché une terrible guerre de clochers. Alors… j'ai abandonné.

Je n'étais pas plus avancée et je me sentais stupide.

Cependant. Intriguée.


yl5


Maurice électricien retraité a un petit péché mignon, c'est sa douceur à lui : il adore jouer aux courses mais non dans le PMU bar tabac du coin, mais à un petit niveau sur le champ même pour sentir le souffle de l'effort du pur-sang, lancé à pleine vitesse chevauché par un grand lutin aux muscles d'acier,  bariolé et coloré tel un toréro.

La nuit précédant le meeting de Chantilly auquel il doit assister, tous ces rêves tournent autour du chiffre 7, il voit au fond d'un souterrain un véritable florilège symbolique où se succèdent comme lors d'un défilé rappelant la fête médiévale des fous : des samouraïs, des salopards, des nains, des mercenaires, des merveilles, des boules de cristal, des familles, et des jours.

 Au lever après ses étirements routiniers le rassurant sur ces douleurs toujours présentes et les exigences alimentaires de son corps, il file dans la cité princière, visite son château, mange sa crème et arrivé sur l'hippodrome mise sur la première course sept euros sur Ombrelle de Jacques qui gagne les sabots dans les naseaux. Se sentant en chance, il reporte tous ses gains sur la deuxième course soit  77 euros sur le même numéro, et là Epoque épique lui rapporte maintenant 777 euros. Grisé par le succès il les mise toujours sur le 7 et ses gains enflent jusqu'à la septième et dernière course, où il engage 777 777€ sur Clocher fondamental, qui au bout d'une dernière ligne droite délicate finit septième sans se hâter.

Et le Maurice de repartir Gros-Jean comme devant vers sa banlieue, n'en voulant même pas à sa fidèle deux chevaux !


Effect


On l'appelait le Gros Jean, parce qu'il en avait le faciès et le prénom. Chez lui, tout était énorme. Malgré de nombreux étirements et d'incalculables régimes alimentaires il ne pouvait ni passer dans un souterrain, ni obtenir les douceurs de sa femme quand celle-ci avant de se coucher, ajoutait sur ses seins, un peu d'extrait de vanille: son 'florilège', comme elle se plaisait à dire pour faire bander les hommes.

- T'es gros comme un clocher et t'as le niveau intellectuel d'une ombrelle ! Même en t'ouvrant la tronche on pourrait finir par attraper un coup de soleil, tellement ta toile est fine ! A notre époque, c'est fondamental le derrière ! Tu comprends ? Moi j'aime ça ! Et en plus, tu sais quoi ?

- Non ?

 -Tu t'appelles pas Jacques !


Damien Nivelet


En vacances il y a longtemps, et en quête d'un peu de DOUCEUR, je m'en allais acheter une OMBRELLE, besoin FONDAMENTAL pendant une canicule... Étant naïf à l'ÉPOQUE, je pensais trouver. Erreur de NIVEAU olympique! Je demandais des renseignements aux badauds, et l'on m'indiqua d'aller au surplus ALIMENTAIRE près du CLOCHER du village voisin à dix kilomètres, au cas où... Pas impressionné, après quelques ÉTIREMENTS, je me lançais! Les premiers kilomètres ne furent pas difficiles, mais au dixième, je fus pris d'une série de vertiges... Comme si ma conscience rentrait dans un SOUTERRAIN. Je me posais à l'ombre du premier arbre venu. Les automobilistes me klaxonnaient, me balançaient parfois des vannes, je vous épargne le FLORILÈGE. Allant miraculeusement un peu mieux au bout de quelques instants, je continuais mon chemin, et parvenais au magasin... Et devinez quoi ? Ils ne vendaient pas d'ombrelles. Les badauds avaient bien dit "au cas où"... Je me retrouvais Grosjean comme devant.


  • Le mien c'est "L'ombrelle" mais pas grave si il n'est pas dans la récap.

    · Ago 3 months ·
    Louve blanche

    Louve

    • Bavo pour les autres !

      · Ago 3 months ·
      Louve blanche

      Louve

    • Modifié - Merci de l'avoir signalé :-)

      · Ago 3 months ·
      Tete alpaga

      campaspe

    • C'est sympa, merci !

      · Ago 2 months ·
      Louve blanche

      Louve

  • Super, Campaspe, ça marche ! Je suis en retard, trop de travail, mais je vais te faire passer mon texte. Tant pis s'il ne figure pas sur le récap :)

    · Ago 3 months ·
    Coquelicots

    Sy Lou

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