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fragile-voice

Parfois je me réveille la nuit, et je suis entourée de personnes, je me débats alors contre ces ombres qui hantent mon sommeil et mes nuits.


Je hurle, me bouche les oreilles, leur demande de partir, puis je m'effondre par terre, et réalise que je n'ai pas réellement crié, et que je suis seule dans le noir de la nuit.


Comment est-ce que je pourrais continuer à vivre avec cette

culpabilité ? Est-ce qu'un jour je saignerai et souffrirai assez pour être pardonnée ?


J'étouffe, je pleure, je me noie, et je suis seule.
Tellement seule.


Le sol est couvert de papillons, et inlassablement, dans ma tête, toujours cette même rengaine : « Tu dois souffrir. ».


Ecrire, penser, respirer... Tant de choses que l'on pense naturelles, jusqu'à l'instant où l'on réalise à quel point il est dur de les faire. Quand le stylo s'immobilise en tremblant au dessus de la feuille blanche. Quand on est si épuisé que l'on s'écroule, fixant une rainure au plafond. Quand on halète, pris d'angoisse, incapable d'inspirer correctement.


Je ne peux que me demander de quelle façon tout cela se terminera. Car en cet instant, une chose m'apparaît claire : cela me semble interminable.


- FragileVoice

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