Toi et moi c'est fini.

Christophe Hulé

Des tonnes de sucre et des torrents de miel pour faire passer l'amertume que chacun a connu.

« Toi et moi, c'est fini ».

S ‘acharner au travail pour des supérieurs qui ne le sont pas.

Raccrocher les wagons avec la famille, qui n'a pas, et n'a jamais eu, la même destination.

Se détacher de tout et se mentir à soi-même, après tout, je suis peinard.

Reprendre contact avec d'anciennes relations, qui n'a pas connu ce bide, enfin, un échec de plus ou de moins.

Ses passions, ses talents, ses activités sont magnifiés par le regard de cet(te) autre. On se console, il/elle n'en valait pas la peine.

Pourtant de la peine il y en a, on se retrouve sans passions, sans talents, désœuvré(e)s, un être parmi tant d'autres qui n'a plus qu'à assurer sa subsistance et payer son loyer.

Pourquoi Bon Dieu l'amour ne dure-t'il pas ?

Est-ce un autre putain de châtiment pour un soi-disant péché originel qui reste un mystère ?

Où est-il ce quelqu'un qui saurait nous sortir de ce bourbier ?

« Je t'aime, moi non plus » disait l'autre abruti, peu importe si mon point de vue choque, il a suffisamment montré son mépris pour me dédouaner.

Toutes ces créatures peuplent tour à tour nos rêves et nos cauchemars, se réveiller chaque matin avec cet arrière goût de néant.

Pourtant la réalité est conforme en tout point avec ce que l'on a vécu depuis l'enfance.

On pourrait penser que les racines, les souvenirs, les valeurs, et bla bla bla …

L'amour n'est-il pas une malédiction ?

Se réveiller tout seul dans un lit trop grand, hors travail, se demander ce que l'on va faire, enfin faire de soi, et surtout « à quoi bon », pour citer le susdit, « l'à quoi bonniste ».

Bon OK, il a fait de bons trucs quand même.

M'enfin, dirait Gaston, c'était un vrai con, ça nous rappelle quelqu'un, pas besoin de chercher quelque autrui, ou de se mentir, …

A Noël, on l'imagine heureuse/heureux, il ne peut en être autrement. 

On se couche tôt en se persuadant qu'on s'en fout.

Mon amour, ma mie ...

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