Tu...( 3 )

Jean Marc Frelier


Tout y fut dit...



Tout y fut dit

de ce qui me tenait

de l'effleurement

au paroxysme

parce qu'aucun de nous

ne respire en conscience

qu'une fois lancée

la vie s'arrête où elle veut

j'ai harangué ses butées

mécaniques

afin d'en réduire les ombres

nichées dans les recoins

du sommeil

afin d'en pousser la machinerie

jusqu'aux feux extrêmes

de ses frontières tachycardes

embrasant ivre ses conduits

d'incendies volontaires

dans des sensations proches de la rupture

j'ai roulé mon pas terrestre

au rythme maximum

peut-être dans l'idée surprenante

d'en vérifier l'empreinte

peut-être simplement par défi

sans aucune certitude

sur ce qu'il y avait à défier

voulais-je que mon coeur

d'une naïveté essentielle

se synchronise aux vôtres

ou l'inverse que vous en suiviez

ponctuellement les vacillations

je n'en regrette pas le tohu-bohu relatif

même si au fond

nous avons vécu sans nous connaître plus

l'aventure méritait d'être tentée

et tout y fut dit

de ce qui me tenait

non loin de vous...



jean-marc frelier 27/09/2016 (ev)

“ chants immatures “

copyright exclusif

Dédicace : M. Al Berto

Report this text