Un soupir au-dessus du vent

arya

INCIPIT

D’abord, il prit conscience du froid. Ses membres engourdis refusaient de bouger. Son corps paraissait peser une tonne. Il gisait, lourd comme une pierre, dans une gangue de glace.

Forçant un peu, il ouvrit les yeux et le givre qui cristallisait ses paupières se fendilla. Le ciel étoilé apparut à travers le prisme des cristaux.

Pendant un moment délicieux, il n’eut pas mal, il n’eut pas peur. Puis il prit conscience de son environnement et son calme se fractura en mille miettes d’angoisse.

Il flottait dans un lac.

L’eau clapotait contre ses jambes, ses flancs, ses joues, ses tempes. Seul son visage émergeait du liquide lourd et visqueux comme du mercure.

Il paniqua.

Des éclaboussures glacées, des gerbes d’écume se levèrent autour de lui comme il se débattait en hurlant. Son dos et ses fesses heurtèrent le fond vaseux. Il réalisa qu’il avait dérivé jusqu’au bord du lac. Il était immergé dans quelques centimètres d’eau. D’un coup de reins, il bascula à quatre pattes. L’épouvante le fit tousser si fort qu’il crut qu’il allait vomir. Mais il ne recracha rien. Sans doute avait-il flotté pendant tout le temps où il avait été inconscient.

Il rampa sur la berge et s’effondra sur le ventre. Ses membres ne le portaient plus. Tremblant, grelottant, tout son corps convulsait de froid. Il claquait des mâchoires avec une force à se briser les dents.

Pendant un temps infini, il resta prostré sur le rivage, les jambes encore immergées dans l’eau noire. Des vagues de souffrance irradiaient dans son crâne, mais il fallait qu’il bouge, qu’il se traîne plus loin. Ahanant de douleur, il progressa à plat ventre dans le sable, centimètre par centimètre, jusqu’à s’arracher du lac. Ses vêtements trempés lui collaient à la peau. Des rigoles glacées dégoulinaient de ses cheveux et des mèches sombres lui barraient les yeux.

Il ne trouva pas la force de les repousser.

Où était-il ? Que lui était-il arrivé ? Il ne se souvenait pas d’être venu au bord de ce lac. En fait, il ne rappelait même pas de son nom. Un mur opaque occultait ses souvenirs.

Terrifié, il se recroquevilla en position fœtale. Le froid et l’horreur de sa situation l’empêchait de réfléchir. Une alarme hurlait dans sa tête, un sentiment puissant de danger, qui le paralysait.

Quelqu’un avait voulu le tuer.

Cette certitude le percuta de plein fouet et il resta un instant tétanisé.

Oui, quelqu’un avait voulu le noyer.

Pris de panique, il tenta de se relever, mais ses jambes se dérobèrent et il retomba lourdement. Son menton heurta le sable, faisant résonner sa tête comme une cloche. Il eut l’impression qu’elle allait se détacher de son cou pour rouler jusqu’au lac. Dans les ténèbres, les roseaux ondulèrent.

Le jeune homme se crispa. Il faisait trop de bruit… Et s’il n’était pas seul ? Et si son assassin rôdait encore près du lac ? Son cœur martelait ses côtes comme un petit animal apeuré et stupide.

— Y a quelqu’un ? chuchota-t-il d’une voix misérable.

Silence.

Les roseaux étaient immobiles dans l’air inerte.

Lentement, prudemment, il ramena les jambes sous lui pour s’asseoir. La tête lui tournait toujours. Il en avait des vertiges. La nausée le saisit, puis passa. Avait-il reçu un coup ? Ses doigts effleurèrent une zone sensible, derrière son crâne. Il palpa les contours de la bosse, mais il n’y avait pas de sang. Que lui était-il arrivé ? Avait-il eu un accident ? Quelqu’un l’avait-il agressé ?

Il tenta enfin de se lever. Cette fois, ses genoux supportèrent son poids. Il constata qu’il était assez grand et élancé, ce qui lui procura une satisfaction bizarre. Les pieds écartés pour conserver son équilibre, le dos voûté, les mains sur les cuisses, il regarda autour de lui.

Son regard monta le long des pentes raides d’une immense cuvette qui s’élevaient jusqu’au ciel noir. Des pins en hérissaient les flancs. Au fond de la vallée, le lac étalait ses eaux noires et calmes. Sa surface ressemblait à de l’obsidienne polie. Pas une ondulation ne froissait le reflet de la lune en son centre. Un étrange malaise noua l’estomac du jeune homme. Cet endroit semblait hors du monde, hors du temps…

— Je dois trouver une route, décida-t-il.

Le son de sa propre voix le surprit, enrouée et rauque. Il se racla la gorge.

— J’ai besoin d’aide.

Les mots paraissaient s’éteindre sitôt sortis de sa bouche, comme s’ils s’enlisaient dans l’incroyable silence. Pourtant, cela le soulageait. Il avait peut-être oublié son nom, mais il savait encore parler…

Il avança une jambe après l’autre. Ses chaussures gorgées d’eau émettaient un bruit spongieux. Il finit par les arracher et ses pieds nus s’enfoncèrent dans le sable frais et doux. Tout doucement, la réalité se réaffirmait autour de lui. Sa démarche vacillante s’assura. Ses tremblements s’espacèrent. Il ôta son t-shirt et le jeta derrière lui. À la lumière de la lune, sa peau couverte de chair de poule paraissait livide. Il observa ses doigts, bleuis par le froid. Il avait eu de la chance de se réveiller. À vrai dire, il ne comprenait pas comment il pouvait être toujours en vie.

Il remonta le flanc de la vallée, se dirigeant au hasard. Les arbres poussaient dru et il se heurta plusieurs fois à leurs racines. De la main, il s’agrippait au tronc. Il progressait maladroitement, avec une lenteur désespérante.

Parvenu dans une clairière, il se retourna. Vu de haut, avec sa surface lisse comme le marbre, le lac ressemblait à un trou foré dans la terre. Le jeune homme éprouva la sensation curieuse de se trouver au fond d’un volcan. Une nouvelle fois, une intuition glacée remonta le long de son échine. Cette vallée puait la mort. Il devait s’en éloigner au plus vite.

Il reprit sa marche. Le brouillard s’intensifiait au fur et à mesure de sa progression, comme s’il glissait du sommet. La cime des arbres s’effaça. Seul le bruit de ses pas et de sa respiration était perceptible.

Le jeune homme commençait à vaciller de fatigue. À bout de souffle, il s’accroupit et enserra ses genoux de ses bras pour se recentrer autour de sa propre chaleur.

Entre les arbres, deux faisceaux de lumière apparurent. Ils tournèrent en silence sur l’écorce, allongeant des ombres démesurées sur le tapis d’aiguilles. L’espace d’une seconde, les phares éclairèrent le garçon. Il se releva d’un bond.

— Hé ! appela-t-il. Par ici !

Le vertige le poignarda. Des milliers de points noirs explosèrent devant ses yeux et il retomba. Dans ce brouillard de souffrance, il vit le pinceau des phares raccourcir puis disparaître. Il était seul de nouveau.

SYNOPSIS

Contexte

Le récit se déroule dans un futur proche. Le réseau social Oxygen agrège toutes les anciennes applications internet. Dans ce monde virtualisé, où tout se falsifie et tout s’exagère à la gloire du buzz, la cyber-réputation est une arme à double tranchant. Au niveau politique, le vote démocratique a même été remplacé par les « like ». La personnalité la plus populaire est susceptible d’être chef de l’État. Mais ce qui peut être glorifié sur le réseau peut chuter tout aussi vite et retomber dans l’oubli – ou pire : subir l’opprobre public. En effet, les masses anonymes des connectés sont aussi promptes à aimer qu’à condamner. Les procès ont lieu sur le réseau, à renfort de sondages. Notre héros va en faire la cruelle expérience…

Histoire

Un jeune homme se réveille, flottant dans un lac noir, au creux d’une vallée déserte. Il ne sait plus qui il est, ce qu’il a fait pour se retrouver là. Transi de froid, confus, il remonte la vallée jusqu’à trouver une route. Une voiture le prend en stop. Comme le garçon ne sait plus où il habite, le conducteur lui propose de le ramener chez lui pour qu’il puisse se sécher et manger, et bien sûr, se connecter à Oxygen. Grâce à la reconnaissance faciale, le réseau l’identifiera et lui restituera son identité, et une bonne partie de son histoire.

Face à la machine, l’adolescent éprouve un poil d’anxiété : quel genre d’homme est-il ? Au fur et à mesure que l’ordinateur décline ses informations, son nom (Taro), son adresse, ses photos de famille, d’amis, etc., il sent la réalité se réaffirmer autour de lui. Il a une histoire, un passé, et les souvenirs numériques qui défilent devant lui stimulent sa mémoire. Il est un lycéen comme les autres, à la vie semble-t-il banale. Bien qu’il ne comprenne toujours pas comment il a pu se retrouver, amnésique, flottant dans un lac, il est soulagé.

Pendant qu’il mange, l’homme qui l’a recueilli s’amuse à regarder le profil de son protégé. Son expression se fige et il congédie Taro avec sécheresse. L’adolescent est surpris, mais il a hâte de rentrer chez lui, aussi il ne se formalise pas et se met en route.

Arrivé à son pavillon de banlieue, il a la stupeur de découvrir des bandes jaunes de police qui condamnent la porte. Il se faufile à l’intérieur. La maison est déserte. Il n’y a nulle trace de ses parents. Des policiers surgissent alors, peu amènes, et lui intiment de les suivre. Taro prend peur et parvient à s’échapper.

Ne sachant que faire, il erre dans les rues, mais il se sent épié. Espérant qu’Oxygen lui apporte de nouvelles réponses, il se rend dans un café pour se connecter. Sans surprise, il découvre des actualités sur la disparition de ses parents, des photos de sa maison, mais également, une vidéo qui le montre s’enfuir du pavillon, sans doute filmée par un passant avec un téléphone. Les commentaires liés à la vidéo lui font froid dans le dos : les internautes l’accusent sans ambiguïté de la disparition de sa famille. Effaré, il constate que des gens qui ne le connaissent même pas sont en train de rassembler des preuves contre lui. Son casier judiciaire est rendu public, et il est chargé : trafic de drogues, violence… Taro ne se souvient pas de ces événements, mais comment savoir ?

Avec une fascination morbide, il observe sa vie étalée et disséquée sur le réseau. Des photos circulent, des vidéos, des témoignages de ses camarades d’école. Il découvre un portrait de lui au vitriol. Ses amis se désabonnent de son profil tandis que les menaces fleurissent sur son mur. Il n’ose pas y répondre. Comment raisonner cette foule anonyme, qui semble l’avoir déjà jugé, déjà condamné ? Comment peut-il se défendre, prouver qu’il n’a rien fait, alors qu’il a tout oublié des derniers jours ? L’attention malveillante du patron du cybercafé finit par l’alarmer. Quand il sort de l’établissement, les voitures de police sont en train d’arriver. Une nouvelle fois, il doit fuir.

Taro erre, tenaillé par la faim, la fatigue. Il est sans cesse obligé de se déplacer, car on le reconnaît partout : ses photos circulent sur le réseau, la rumeur de son soi-disant crime se répand comme une traînée de poudre. Ceux qu’il croyait être ses amis contribuent à exagérer sa réputation d’adolescent sociopathe. Taro comprend qu’il est devenu un fugitif.

Cependant, dans le maelström de commentaires négatifs qui s’amoncèlent sur sa vie et sa personnalité, il entrevoit une petite flamme : un garçon le défend, un certain Jiro. Il s’agit d’un de ses compagnons de Guilde, dans un jeu en réseau auquel il jouait beaucoup. Il ne l’a jamais rencontré IRL, et le jeune homme a la réputation d’être un adepte de la théorie des complots. Pourtant, il éprouve une immense gratitude envers lui et s’efforce de le retrouver.

Après maintes difficultés, il parvient à trouver son adresse. Il découvre un garçon un peu fou, hanté et paranoïaque, mais qui prend sa défense avec une ferveur touchante. Persuadé de l’innocence de Taro, il décide d’aider son ancien partenaire de jeu. Son courage est mis d’emblée à l’épreuve, car Taro qui laisse des traces de tous ses passages et recherches sur le réseau est facilement retrouvé. Non pas par la police, mais par des milices privées, des citoyens convaincus d’œuvrer pour la société en traquant le malheureux garçon.

Taro et Jiro s’enfuient, mais la traque se fait de plus en plus intense. La faute à un jeune prodige de l’informatique, Cerf, qui aide de façon efficace tous ceux qui choisissent de traquer Taro sur le terrain. Via Oxygen, on prend désormais des paris sur la capture du fugitif. Des sondages plébiscitent la peine de mort. De plus en plus de personnes s’improvisent justiciers. Sur des photos, des hommes s’affichent en armes, tout sourire, dévoilant les pièges atroces qu’ils comptent utiliser pour capturer le « criminel ». L’aventure tourne à la chasse à l’homme.

Taro et Jiro, acculés, sont obligés de répliquer avec une violence croissante pour survivre. Taro se découvre alors une agressivité qui le bouleverse. Et si tout ce qu’on raconte sur lui était vrai ?

Ses souvenirs sont si confus et son seul ami est un geek paranoïaque qui ne le connaît pas vraiment. Le jeune homme se met à entendre des voix, plus exactement une voix – la sienne – qui roucoule des pensées malsaines au creux de son oreille. Il la baptise la « voix de l’ombre » et celle-ci prend chaque jour un peu plus d’importance. Taro en vient à douter de sa santé mentale. Et s’il était fou ? Et s’il avait réellement tué ses parents ?

La traque est devenue si intensive que les deux alliés doivent se rendre à l’évidence : pour survivre, ils doivent disparaître du réseau. C’est ainsi qu’ils rejoignent les Bannis, des gens qui comme Taro ont été broyés dans les rouages impitoyables d’Oxygen.

Les bannis vivent en périphérie des villes, dans la misère. Ils n’ont accès à rien et beaucoup meurent de faim et de maladie.

Dans ce contexte, Taro et Jiro font la connaissance d’une jeune fille, ancienne cosplayeuse, dont la raison a vacillé après qu’elle ait été victime d’un lynchage médiatique sur internet. Elle change régulièrement de prénom et de déguisement. Très enthousiaste, elle frise parfois l’hystérie, mais se prend d’emblée d’une farouche amitié pour les deux fugitifs.

Leur second allié est un adolescent marginal, aux manières élégantes mais subtilement menaçantes. Il prétend avoir été banni à cause de tricheries au poker en ligne, mais la haine féroce qu’il voue au réseau milite en faveur d’une cause plus dramatique.

Oxygen ayant perdu la trace de Taro, la traque s’enlise. Même Cerf est impuissant. Les jeunes gens espèrent que l’attention médiatique dont Taro fait l’objet va s’étioler. Mais au contraire, les paris atteignent des sommes vertigineuses et toujours plus de traqueurs se mettent en lice.

Un jour, le jeune homme apprend avec un choc que les corps de ses parents ont été retrouvés. Dévasté, hanté par la Voix de l’ombre, Taro se persuade d’être réellement le criminel. Il a tué les siens, il doit expier. Il veut se rendre à ses bourreaux, mais les autres tentent de l’en dissuader : et si ces corps n’étaient pas ceux de sa famille ?

L’enterrement est sûrement une mise en scène. Les traqueurs l’attendent là-bas pour le capturer. Taro ne veut rien entendre : il doit aller sur place.

Face aux corps, il réalise qu’il s’agit bel et bien d’inconnus. Trop tard, le piège se referme. Grâce à ses amis, il parvient à s’enfuir.

En sécurité, la bande réfléchit. Quelqu’un essaie de lui faire porter le chapeau. Mais pourquoi ? Ses parents sont-ils toujours en vie, détenus quelque part ? Qui s’entête à vouloir le faire disparaître ? Pour remonter la trace de sa famille, il va avoir besoin de l’aide d’un hacker. Avec ses amis, il parvient à débusquer Cerf, le pirate acharné qui le poursuit depuis le début.

L’adolescent se montre peu coopératif et très dédaigneux envers les bannis. Sous la menace, il effectue pourtant des recherches… et découvre alors que le père de Taro avait fouillé le passé du président de la République. Il s’apprêtait à dévoiler les actions mafieuses qui lui avaient permis de se hisser au sommet du pouvoir.

Les souvenirs enfouis de Taro remontent à la surface : il se souvient de son kidnapping et de celui de ses parents, et comme on l’a assommé, près lac noir. Il a survécu car l’hypothermie a bloqué ses poumons, mais ses parents n’ont pas eu cette chance. Au fond de l’eau noire, il retrouve les corps.

Taro ne vit plus que pour la vengeance, encouragé par l’inquiétant Kaneki. Or, dans ce contexte, la force ne leur est d’aucune utilité. Pour renverser ses adversaires, ils doivent manier les mêmes armes qu’eux. Le groupe, aidé par Cerf, va déployer sur le réseau rumeurs, faux témoignages, jusqu’à briser la réputation de leur ennemi. La meute anonyme des internautes se charge de la curée.

Parallèlement, les qualités des quatre bannis sont exagérées. Dans ce buzz artificiel, tout s’inverse. Le fou, le paranoïaque, l’hystérique et le psychopathe deviennent des héros de l’internet.

BIBLE DES PERSONNAGES

Taro

Age : 17 ans.

Physique : grand et svelte, musculature sèche, cheveux châtains, yeux noisette, agile et souple, sa démarche fluide et silencieuse lui permet de  se couler dans les ombres.

Caractère : Avant le lac, Taro était un adolescent réservé, parlant peu, se liant difficilement. Outsider introverti, il préférait passer son temps dans les jeux vidéo. C’est via sa Guilde qu’il a fait la connaissance de Jiro, qui se révèlera dans l’adversité son seul et véritable ami. En classe, on le qualifie de « cinglé tranquille. » Il fait le dos rond et ne réplique guère. La traque va tout changer. Devenu un fugitif, il s’accomplit en tant que survivant… Cependant, le stress et sa mémoire incertaine font vaciller sa raison. Envahi par la voix de l’ombre, une sorte de double négatif de lui-même, il se persuade d’être un criminel. Anéanti, il finira par rebondir dans sa quête de vérité.

Objectif : Laver son honneur et rétablir la vérité.

Jiro

Age : 17 ans.

Physique : de constitution frêle, fragile, les épaules tombantes, il marche un peu voûté, les mains dans les poches. Yeux noirs, cernés, cheveux noirs emmêlés.

Caractère : Surdoué, il s’est désintéressé de l’école pour s’investir dans les MMORPG. S’il s’acharne à résoudre des équations quand il est stressé, il est pourtant assez irrationnel et superstitieux. Le paranormal l’attire. Cynique et défiant à l'égard des autorités, il est un grand adepte de la théorie du complot. Selon lui, Oxygen est un outil destiné à endormir les masses. Le Réseau lisse la contestation, musèle les voix dissidentes et détourne l’attention de la foule par des jeux idiots. La mésaventure de Taro lui donne une occasion de prendre les armes.

Objectif : sauver Taro et prouver qu’il y a quelque chose de pourri au royaume d’Oxygen.

Yuriko

Age :16 ans.

Physique : Cheveux roses, yeux noirs, maquillage exagéré et tenues extravagantes, c’est une jolie fille qui cultive son look manga.

Caractère : Personnalité démonstrative et volcanique. Habitée par le besoin impérieux d’être l’objet de l’attention générale, elle vit très mal son Bannissement. Surtout qu’elle a connu une période de gloire en tant que cosplayeuse, avant d’être descendue en flammes sur le Réseau. Même aujourd’hui, elle semble en perpétuelle représentation théâtrale. Elle passe sans transition du rire aux larmes, de la gaieté à la mauvaise humeur, de la douceur à l'agacement. Capricieuse, elle soufflera le chaud et le froid avec Taro, parfois séductrice, parfois indifférente.

Objectif : Revenir en pleine lumière sur Oxygen.

Kaneki

Age : 18 ans.

Physique : Malgré sa condition de marginal, Kaneki soigne son apparence. Toujours impeccablement vêtu, coiffé, rasé, c’est un dandy de la rue, qui vit selon ses propres règles.

Caractère : Il affirme avoir été banni suite à des tricheries au poker en ligne, mais les autres le soupçonnent d’avoir commis des crimes plus graves. En effet, son discours est parsemé d’allusions inquiétantes. Il prend plaisir à menacer subtilement son entourage. Instable et insoumis, il semble habité d’un terrible désir de revanche à l’encontre d’Oxygen. 

Objectif : détruire Oxygen

Cerf

Age : 15 ans.

Physique : cheveux d’un blond très clair, presque blanc, lisses, yeux bleus pâles comme la neige, vêtu de blanc, ses gestes sont précautionneux.

Caractère : Petit génie de l’informatique. Rigide et paranoïaque, exagérément méfiant, il prêche la justice et la morale. Rien n’ébranle ses convictions. Sa force de persuasion en fait le roi du procès sur Internet. Froid, inébranlable, impitoyable, il est capable de représailles disproportionnées s’il estime que quelqu’un a mal agi. Il fait de Taro un ennemi personnel et sa traque devient une croisade. Focalisé sur les détails au détriment de l’ensemble, il mobilise toute son énergie dans une cause qu’il croit juste. Admiré sur le réseau, il est en réalité enfermé dans son obsession. C’est sa rencontre forcée avec la clique dépenaillée des bannis qui va finalement le sortir de son monde étriqué. Il est également maniaque et ne supporte pas qu’on le touche.

Objectif : faire tuer Taro

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