Vertige

mangouste

Qu’y a-t-il donc derrière les mots,

Leurs forteresses de papier ?

Qu’y a-t-il donc derrière les mots,

Que je ne sais pas exprimer ?

Vertige de la page vierge,

Hypnose de l’immaculée

Qui me consume comme un cierge,

Prière de l’informulé.

Et dans ce combat acharné,

Gisent pêle-mêle mes pauvres vers

Et les images crucifiées

De ma plume et de ses misères.

Toi qui lis ces piètres lignes

Accorde-moi ta compassion

Que je puisse y voir un signe

D’une prochaine résurrection.

Niort, le 15 mai 2012

Signaler ce texte