Vertiges

Edgar Fabar

C'était hier matin
mon cœur s'est éteint
je l'ai regardé s'en aller
je l'ai regardé sans pleurer.

Ailleurs n'existait plus.
Jamais, ce mot terrible
m'obsédait jusqu'au vertige
c'était désert et steppes
les contours de ma cage
et la lenteur des moments.

Je pensais, elle étouffe mes pensées,
l'air inspiré calcinait ma langue,
avoir l'audace de l'enlacer
torturer chaque seconde qui passe
craindre demain autant que la mort
quand je suis sans nouvelle de ses reins.

Et ma vie se cambre,
je devine que mon destin dévie
car je suis l'homme
qui brûlera le monde pour une femme.

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