Viagra 2.0

theghostwriter

Le week-end devait rester secret. Amaury d’Aurevilly s’était donc lui-même occupé des réservations et de l’organisation. Rien ne devait filtrer.

Il avait choisi avec soin la vieille bâtisse normande où il avait personnellement accueilli ceux qu’il avait « short-listés » pour prendre les commandes du dossier ActiviaPlus. Tous étaient venus en couple, c’était une des conditions de l’invitation.

Lui-même avait une forte pression du conseil d’administration au sujet de ce dossier. Ce nouveau médicament des laboratoires Vivéo s’annonçait comme LA révolution dans le traitement des troubles de la sexualité : le Viagra 2.0. C’est en tout cas ce qu’il avait annoncé à ses collaborateurs pendant son discours d’introduction.

« Vous êtes les meilleurs commerciaux de l’entreprise. Des requins, des tueurs à sang froid. Et vous savez que dans ma bouche, c’est un compliment ! »

Les rires avaient fusé dans la salle.

« A la fin du week-end, je choisirai celui d’entre vous qui m’aura le plus surpris, le plus convaincu. Ce nouveau traitement représente notre futur. Nous devons, et nous allons devenir les leaders dans ce secteur à fort potentiel de croissance, et il me faut le meilleur pour relever ce challenge.

Vous-vous demandez probablement pourquoi j’ai convié vos compagnes et vos conjoints pour ce séminaire de travail ?

Je veux simplement avoir le loisir de vous observer à travers le prisme de votre couple.

A partir de maintenant, j’ai quarante-huit heures pour faire mon choix.

Je vous laisse profiter du cocktail, je lancerai le début des festivités dans quelques minutes.»

L’assistance semblait divisée sur la méthode. Les collaborateurs qui considéraient Amaury, « Le Patron », comme une sorte de Steve Jobs de la pharmacologie, semblaient conquis, les autres restaient quand à eux plutôt dubitatifs.

Attendant la suite, impatients ou irrités, les convives se jetèrent sur l’excellent buffet, où ils trouvèrent les mets les plus fins, accompagnés du meilleur champagne.

Une heure plus tard, Amaury d’Aurevilly refit son apparition et reprit la parole :

« Chers collaborateurs, chers amis, je dois maintenant passer aux aveux : la nourriture et les boissons proposées depuis le début de la soirée ont été, si je peux m’exprimer ainsi, améliorées. De fortes doses d’ActiviaPlus y ont été ajoutées. Les effets devraient d’ailleurs commencer à se faire sentir.

Je tenais à ce que vous en expérimentiez vous aussi les bénéfices, pour avoir une meilleure idée du produit dont je vous propose de devenir l’ambassadrice ou l’ambassadeur. La suite du week-end ne dépend maintenant plus de moi, mais uniquement de vous, de vos désirs, de votre imagination.

Je ne souhaite forcer personne et la porte reste grande ouverte. Dans quelques instants, vous perdrez le contrôle de vos pulsions et vos inhibitions tomberont les unes après les autres. Considérez ActiviaPlus comme une sorte de catalyseur émotionnel. Rien de ce que vous ferez n’ira à l’encontre de vos envies profondes. Il est encore temps de renoncer … »

Philippe

Le couple d’américain a été le premier à se lâcher, rapidement rejoint par Laetitia. J’étais sûr qu’elle n’hésiterait pas longtemps. Depuis le temps que je l’observe dans les bureaux cette salope. Putain d’allumeuse. Le patron se l’est faite, c’est certain.

A mon tour maintenant. Elle relève la tête, les yeux hagards. La blonde qu’elle était en train de satisfaire avec sa bouche appartient à notre nouvelle agence californienne ; jamais entendu parler. Ils ont l’air chauds à Frisco. Je m’installe dans le sofa et lui tend ma queue qu’elle gobe instantanément. Je ne suis même pas certain qu’elle sache qui elle est en train de sucer. En tout cas elle s’applique. Sacrée pompeuse. Ça me change du glaçon qui partage mon lit.

L’américain est toujours en train de la prendre en levrette. Sa femme est derrière, lui caressant les couilles. Je cherche Laure dans la salle. Elle a du courir se cacher dans le jardin. Coincée comme elle est, elle ne profite de rien. Pour une fois qu’elle a une excuse valable ; hé chérie, je sais que tu te touches devant internet !

Moi je profite. Laetitia donne des coups de langue fermes mais agiles le long de ma verge. Elle suçote mes couilles, puis me ravale, entièrement. J’ai rarement été pompé de la sorte.

Mes yeux tombent sur Marc. Il ne semble pas plus préoccupé que ça de voir sa femme me sucer la bite. Il me sourit maintenant le cocu, quel con ; je lève mon pouce en lui souriant, caressant la nuque de Laetitia. J’enfonce violemment ma queue dans sa bouche. Mon gland cogne au fond de sa gorge. Elle n’est même pas surprise. C’est pas Laure qui aurait accepté une gorge profonde, elle qui a des nausées rien qu’en posant les lèvres sur mon pénis.

Je sens que je vais jouir, mais j’en veux plus ; j’ai peur que les effets de la molécule magique ne s’estompent trop rapidement. Mon pote Igor prend ma place, et je prends celle de l’américain. C’est quoi son nom déjà, Mickael ? Je ne sais plus. Aucune importance.

Je suis dans le cul de Laetitia, voilà ce qui m’importe pour le moment. Je me suis introduit en elle sans aucun effort. C’est vraiment pas une première main celle-là. Mais quel cul ! Etroit et pourtant si élastique. Mes couilles cognent contre ses cuisses. Je plaque mes mains sur ses hanches, pour imposer mon rythme. J’accélère la cadence avec gourmandise.

Je plonge mes yeux dans ceux d’Igor. Il me sourit, passant sa langue sur ses lèvres. C’est vrai qu’il est beau ce con. Sa bouche m’attire, tellement pulpeuse et pleine. Il rit, il a compris qu’il me faisait de l’effet. Pourquoi pas après tout ! Nous verrons ça plus tard.

Tiens, Maurice et sa femme sont de retour, ça fait un moment que je ne les voyais plus. Ils s’embrassent et se caressent, restant à l’écart, observateurs. C’est pas comme ça que tu vas décrocher le contrat du siècle, Maurice. Looser ! Fait comme moi mon vieux, éclate toi. Profite ! Baise, défonce la femme de tes collègues.

Moi ce soir je suis Dieu, non, mieux, ce soir je suis LE Dieu, je suis Rocco Sifredi.

Laure

Dire que j’hésitais il y encore quelques dizaines de minutes. J’ai bien fait de discuter avec Maurice et sa femme, Charlotte. Je ne connaissais personne, et ils étaient seuls dans le jardin, rassurants. Elle m’a expliqué qu’en tant que libertins avertis, ils étaient des habitués de ce genre de soirée. Je n’aurais jamais cru ça de ce couple de quinquagénaires.

Le rapprochement s’est fait tout en douceur. Maurice a dégagé un des seins de la robe de sa femme, puis en a mordillé le téton sous mes yeux. J’ai senti la chaleur gagner rapidement mon entre-jambes. J’avais envie d’eux. Ma chatte, trempée, ne semblait pas en douter non plus.

Charlotte, délicatement, a posé ses lèvres sur les miennes, puis elle a introduit sa langue dans ma bouche. Son mari, visiblement charmé par notre petit jeu, a commencé à se masturber devant nous. Quelle queue. Ce petit bonhomme, si effacé, cachait bien son jeu. Charlotte l’a pris en bouche, goulument. Après quelques va-et-vient, elle m’a guidée à mon tour vers le sexe de Maurice. J’ai commencé par  lécher son gland, hésitante et maladroite. Les caresses de Charlotte m’ont progressivement détendue, et c’est comme une pro que je l’ai fait venir au fond de ma gorge.

Ensuite, tout à basculé.

Je suis à présent collée contre la lourde table en granit au milieu de la pelouse. Des inconnus sont en moi. Ils me prennent tour à tour. Ils se succèdent entre mes jambes. Sans demander, certains ont pris mon cul, chose que je n’autorise que si rarement à Philippe ; et j’en éprouve du plaisir. Je n’aurais pas pensé pouvoir jouir de cette façon.

J’ai l’intimité humide de Charlotte au bout de la langue. Je joue avec son petit bouton. Je l’agace tendrement, puis le prends entre mes lèvres, continuant à le lécher agilement. Je la sens tremblante contre ma bouche. Elle jouit, violemment, plaquant ma tête contre son pubis.

Quel bonheur de pouvoir procurer autant de plaisir, à cette femme, à ces hommes.

Je n’ai pas compté précisément les queues qui m’ont pénétrée. Certains ont jouis, je sens leur semence s’écouler le long de ma cuisse.

Je n’ai plus de barrières, plus de limites, la drogue m’a révélée, libérée. Je veux jouir, je veux être la chose qui donne du plaisir. Traitez-moi comme une trainée, prenez-moi comme une pute. Ce soir je suis à vous ; cette nuit, c’est open bar.

J’ai peur de la retombée. Que se passera-t-il quand le produit miracle aura cessé de me prodiguer ses merveilleux effets ?

Pour le moment, j’oublie, je profite, je ne veux pas redevenir cette femme frigide. Plus jamais.

Maintenant à genoux, je les prends en bouche, chacun à leur tour. Je reconnais Igor, le beau mec qui bosse avec Philippe. Je prends un malin plaisir à m’attarder sur lui. J’avale sa queue au plus profond de ma gorge, encore et encore, jusqu’à ce que son foutre chaud et gluant envahisse ma bouche et dégouline sur mes seins.

Les autres viennent à leur tour, c’est une cascade de jouissance qui m’inonde, une cascade de bonheur, celui que j’ai provoqué.

Igor

J’ai raconté à Sonia ma séance avec Laure. Non ? Pas elle, pas la coincée du cul ?

Envieuse, elle a filé dans le jardin. Je ne suis pas jaloux. J’espère même qu’elle s’amuse. Prends ton temps. J’ai autre chose en tête.

Je me sens bien, détendu, mais terriblement excité. Excité par Philippe. J’ai envie de lui. Depuis si longtemps. J’ai baisé sa femme, mais c’est à lui que je pensais. Maintenant je baise Laetitia pendant qu’elle le suce, mais c’est toujours à lui que je pense. J’aimerai être elle à cet instant, être à sa place, l’avoir en bouche. Je le regarde, je lui souris. J’essaie de lui faire comprendre ce que je désire à cet instant.

Bon, j’me lance, c’est le moment où jamais, si ca se passe mal, on dira que la pilule magique m’avait retourné le cerveau.

Je me retire de Laetitia, et je me positionne à côté d’elle, à genoux. Je caresse ses couilles pendant qu’elle continue à le pomper. Elle suce bien, mais je sais que je peux faire mieux.

Elle reprend son souffle, j’en profite. Je gobe à mon tour. Laetitia n’est pas choquée, au contraire, elle se glisse sous moi pour me prendre en bouche. Philippe semble aimer ce que je lui fais. Je m’active. Ma langue s’attarde sur son gland, puis redescend le long de sa verge jusque sur ses bourses. Je les lèche, les prend en bouche, une à une, puis remonte jusqu’à son prépuce. Je suçote le bout de son pénis, mes yeux sont plongés dans les siens. De la façon dont il vibre, dont il me regarde, je comprends que tout cela lui plait. Il passe sa main dans mes cheveux, caresse mon visage.

En confiance, j’enfonce son pieu au plus profond de ma gorge, tellement loin. Je l’entends râler. Ne vient pas encore, je te veux en moi.

Je me dégage et je me glisse jusqu’à son visage. Mes lèvres se posent sur les siennes. Nous partageons un baiser, fougueux. Je ne pense plus à rien, sauf à lui. Je le veux en moi. Je chuchote à son oreille : « prends-moi ! ». Il rit, et glisse à nouveau sa langue dans ma bouche.

Je me laisse tomber sur le sol, j’enfouis mon visage entre les jambes de Laetitia, et introduis ma queue dans sa bouche. C’est vrai qu’elle suce bien.

Philippe est derrière moi. Il écarte mes fesses, frotte son gland contre mon anus, et s’introduit en moi. Sa queue entre et sort. Les sensations se propagent de mes reins vers mon sexe, parcourent mon échine et redescendent le long de ma colonne vertébrale.

Les mains sur mes hanches, il imprime un rythme soutenu pendant que ma langue joue avec le clitoris de Laetitia.

Elle presse ses mains sur mes fesses et je m’enfonce tout au fond de sa bouche. Elle vibre au bout de ma langue.

Philippe imprime une dernière poussée, profonde, violente. Je viens, j’inonde la bouche de Laetitia, que je sens brulante au bout de mes lèvres. Son corps se contracte, ses ongles labourent mes reins, au moment ou Philippe éjacule à son tour. Je sens son foutre s’écouler par saccade sur mon dos.

Nous nous enlaçons tous les trois sur le tapis. Je n’ai jamais joui avec une telle puissance. Je suis heureux.

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