XII.

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Les invités se dirigèrent vers le salon, cherchant de la place sur les différents fauteuils. Annie alla saluer ses cousins au bras de Simon. Nolan, le plus âgé, la serra même dans ses bras et accorda une poignée de mains chaleureuse au petit-ami de sa cousine.

- Comment a été votre année ? Un mariage en perspective ? Ou un enfant ?

- C'était une très bonne année, riche en mariages de nos amis, commença la demoiselle.

- Pour le moment, on préfère attendre un peu, on a encore le temps pour se marier et avoir des enfants, continua le garçon.

Un acquiescement de Nolan le fit sourire. Annie débuta une conversation avec l'une de ses cousines, elles éclataient de rire à chaque phrase. Elles avaient toujours été fusionnelles et en grandissant ça n'allait que croissant.

L'heure des cadeaux avaient sonné. Les enfants n'arrêtaient pas de tourner autour du sapin, manquant plusieurs fois de le faire tomber. Madeleine leur demanda de s'asseoir calmement sur le canapé pour pouvoir leur donner leurs cadeaux. Elle commença, déposant les paquets sur les genoux des plus petits et dans les mains des plus grands. Annie déposa un baiser sur la joue de sa grand-mère quand elle lui tendit une petite boite.

- C'est pour te remercier de m'avoir aidé, ma grande. Tu as le droit à un cadeau bien plus grand sentimentalement parlant.

- Merci mamie.

Elle la prit dans ses bras, ravalant quelques larmes qui menaçaient de couler. Comme chacun avait défait son paquet cadeau, la demoiselle ne tarda pas à ouvrir la boite qu'elle tenait au creux de ses mains. Elle ne put retenir un "wow" alors qu'elle découvrait le bijou somptueux qui trônait au milieu d'un coussin de soie. Elle releva la tête, émerveillée par le présent que son aïeule venait de lui faire. Elle reprit Madeleine dans ses bras, la serrant aussi fort qu'elle le pouvait.

- Tu es géniale, chuchota-t-elle à l'oreille de sa grand-mère.

- Parle pour toi.

Les deux femmes se séparèrent, prisent d'assaut par les autres invités qui venaient leur montrer les fabuleux présents qu'ils avaient reçus. Simon, dans un coin plus éloigné d'elles, s'était assis sur une chaise pour aider la nièce d'Annie à monter le carrosse de ses Playmobils. La demoiselle vint retrouver son compagnon et lui tendit un paquet emballé avec soin. Il releva les yeux vers elle avant de se lever pour l'embrasser tendrement. Ils échangèrent leurs cadeaux avant de les ouvrir délicatement de peur de les casser. Il découvrit l'une de ces montres sur lesquelles il avait « flashé », dans un étui de cuir. Il n'en revenait pas. Il déposa un second baiser sur les lèvres de sa bien-aimée avant de scruter sa réaction.

Elle, de son côté, sortit une bague ornée d'agate. Elle resta bouche bée devant un tel bijou avant de relever la tête vers Simon et de lui sourire. Il esquissa une question avec ses lèvres à laquelle elle répondit en se jetant dans ses bras et en l'embrassant fougueusement.

- Oui oui oui et oui, murmura-t-elle entre deux baisers.

La voix de sa mère les fit redescendre sur terre. Annie se jeta dans les bras de sa mère, lui fourrant sous le nez, sa bague de fiançailles. Elisabeth ne put retenir un cri de joie et serra sa fille plus fort encore. Nolan vint embrasser le sommet du crâne de sa cousine avant de féliciter Simon qui restait en retrait des deux femmes.

- Bien joué mon pote, lâcha un autre cousin de la demoiselle, Ian, lui semblait-il.

Annie réapparu à côté de Simon et prit sa main dans la sienne. Elle lui chuchota quelques mots à l'oreille avant qu'il ne disparaisse et ne revienne. La demoiselle tapa des mains plusieurs fois.

- J'aimerais votre attention ! cria-t-elle.

- Quoi ? Tu vas encore nous dire que vous allez vous marier? - Non, ça, vous le savez déjà tous, rit-elle. Mamie, j'ai un cadeau pour toi.

- Pour moi ? Chérie.

- Enfile une veste, il est dehors.

Sur ces mots, Annie passa son manteau sur sa robe et sortit dans le froid, suivie par Simon et Madeleine, principalement. Les autres invités mirent plus de temps à sortirent, devant préparer les enfants pour la neige et le froid. La demoiselle lança un clin d'œil dans le vide et la portière d'une voiture s'ouvrit, laissant dépasser des cheveux grisonnants.

- Joyeux Noël, mamie.

Charles apparu, un sourire aux lèvres, un bouquet de roses rouges dans les mains. Madeleine ouvrit grand la bouche, positionnant sa main devant elle. Après quelques instants sans réaction elle se jeta sur l'homme et se blottit dans ses bras. Elle s'écarta un quart de seconde, juste le temps pour elle de lui dire :

- Je te vois, en traçant les contours de ses yeux.

Il sourit, les yeux embués de larmes. C'était un moment fort que de retrouver sa bien-aimée, son âme-sœur.

- Je te vois aussi, murmura-t-il, le nez dans ses cheveux.

Annie se retourna vers Simon. Un sourire flottait sur ses lèvres et ses yeux brillaient. Il baissa son regard sur la silhouette de sa future épouse et l'embrassa avant de prononcer les mots qui font battre les cœurs plus vite :

- Je t'aime.

- Je t'aime aussi, fit-elle en plongeant son regard dans celui de son amant.

Elisabeth débarqua au moment même où ils se sourirent. Elle les emprisonna de ses bras en leur souhaitant d'être heureux, de passer de bons jours ensemble. Elle faillit s'en aller avant de déclarer: - Je vous souhaite un joyeux Noël, les enfants, elle tourna les talons, marcha quelques instants et leur refit face, je savais que tu étais l'homme de sa vie, Simon, je l'ai de suite su, vos yeux rayonnaient lorsque vous étiez en présence de l'autre. Dans un brouhaha de "Joyeux Noël" et de rire, les deux tourtereaux retrouvèrent le groupe d'invités qu'ils avaient délaissé quelques minutes. Ils se souhaitèrent du bonheur et retournèrent au chaud, pour débuter le repas.

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