A la conquête de l'Amérique du Nord

yael

Il s'agit des tout premiers temps de ma première grande aventure. De mon arrivé à l'aéroport à mon arrivé à mon logement. A chacun son aventure, voici la mienne !

C'est bon ! Le moment est arrivé, mon avion se pose loin, très;loin de chez moi !

Première étape... la douane ! Je ne sais pas si ma tête ne lui revenait pas à ce jeune homme derrière sa guitoune de 3m² tout au plus, mais en tous les cas, au lieu de me montrer la porte de droite celle qui me mènerait à mes bagages, c'est la porte du centre qu'il me désigne du doigt. Au dessus en grosse lettre « DOUANE ». OK, pas de problème... zen Yaël, tout va bien se passer, sur la centaine de passager t'es le seul à aller à la douane.

Arrivé devant le comptoirs, je montre tous mes papiers, l'adresse du lieu où je vais me rendre, mon billet retour, mon passeport (encore vierge), je lui donne le planning complet de mon séjour et la douanière me stop net ! Sans un mot, elle me regarde et s'excuse de m'avoir fait perdre mon temps... Elle n'a jamais vu quelqu'un d'aussi organisé... J'ai du avoir l'air bête l'espace de quelques secondes... Non je crois que j'ai pas bien compris, elle s'excuse... C'est sur, je ne suis pas chez moi ! S'excuser c'est un mot peu utilisé dans notre vocabulaire. C'est une certitude... je m'y plaît déjà. Qui aurait dit qu'après un passage en douane on se sentirait comme qui dirait heureux ?!

Je récupère mes bagages, me dépêche de sortir car je veux voir la ville, la vie dans la ville...

De l'aéroport je prends le 747 qui m'emmène au centre-ville. A travers les vitres, le paysage défile... si américain ! J'ai l'impression de connaître ces paysages alors même que c'est ma première fois outre Atlantique.

Le bus se met à l'arrêt, je décent sans savoir où je vais mais je ne pouvais pas rester une seconde de plus à l'intérieur. Il fallait que j'entende le rythme de la ville, les odeurs, les couleurs, il fallait que je pose le pied dans cette ville.

Perdu, ma carte à la main, je fais route vers l'adresse de mon logement. Sur tout le chemin, et sans j'ai eu besoin de demander de l'aide, on m'a guidé jusqu'à bon port, tout cela par simple sympathie... pour une fois je n'ai pas eu l'impression qu'on avait peur de moi ou encore que j'étais invisible !

Face aux marches du métro, je vais vers ma destination... Pour comprendre le rythme d'une grande ville, il faut emprunter son métro et ses couloirs. On y croise des inconnus, des inconnus qu'on croit connaître, des inconnus qu'on a pas envie de connaître... Tout prend sens, je comprends mieux où je suis : personne ne bouscule, ne me hurle dessus (peut-être un coup de chance), ne me dévisage d'un air menaçant... c'est sur je ne suis plus à Paname, je suis à Montréal.

Enfin, me voilà arrivé. Saint Denis Street : c'est évident !

A l'ouverture de la porte, les sons, les odeurs, les couleurs, le rythme de cette ville. Tout dans ce lieu reflète l'idée que je me fais de ce pays. Les images que je me suis fais de ce lieu, de cette ville se superposent et se concrétisent.

L'Amérique... comme un rêve, bercé par cet esprit d'Amérique que j'ai lu, vu à la télévision, imaginé... Il a suffit que je pose mes valises pour avoir l'impression d'être né ici, comme une évidence. Pourtant ce pays n'est pas le mien, loin de mes habitudes, j'ai vécu une expérience qui m'a marqué.

Je suis loin de mes repères, tout est américain mais tellement francophone ! Le mixe idéal. Je craque à la vu de cet escalier en acier qui me même dans la rue. Je sais, j'ai l'air bête à être béat face à ça, mais faut comprendre que c'est l'image qui se matérialisait dans ma tête, je l'imaginait mais sans jamais l'avoir vu, l'avoir monté, touché... bref je suis fan ! C'est tout comme je me l'étais imaginez mais avec le plaisir, les sensations en plus.

Je m'assoit dans le canapé, je regarde autour de moi... j'ai l'impression d'avoir grandit !

J'ouvre la fenêtre et regarde les passants, les bus, les vélos, les voitures... Il est 19h00.

Je décent dans la rue à la quête d'un endroit où me restaurer. Je marche et je ne sais pas où je vais mais je m'en moque, je peux bien me perdre, je suis venu pour ça.

Après une quarantaine de minute de marche, je tombe sur une supérette, me prend un sandwich et deux trois bricoles pour le matin. Le retour tout aussi flâneur mais avec un plaisir indescriptible. Ça ne parait pas grand chose mais pour moi c'est un challenge ! Je suis parti seul, dans un pays que je ne connais pas sans personne à qui me raccrocher. Je ne suis pas dans la forêt amazonienne, mais pour moi c'est une grande aventure.

Ça ne fait que quelques heures que je suis ici mais ma tête est déjà pleine... Ce n'est que la première journée.

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