Chauffard

Troma Oz


Tu tournes la clé, mets le contact

Deviens pilotes plus que passant

Sans plus jamais craindre l'impacte

Nouveau dieu vivant du volant

Quand soudain surgissent les « autres »

C'est le bal des incompétents

Ils font tout pour que tu te vautres

La révolte des inconscients

 

C'est fou ce qu'on croise comme connards

Quand on a l'humeur un peu noire

C'est quand même bizarre le hasard

L'aigreur attire-t-elle les tocards

 

C'est toujours quand tu es pressé

Que les tortues sont de sortie

Et quand tu pourrais les doubler

En face il y a un abruti

C'est toujours quand tu n'as pas l'temps

Que tu tombes sur un apprenti

Qui pendant un appel urgent

Manque soudain de courtoisie


À croire que quand on est stressé

On ne croise que des dégommés

Infoutus d'savoir manœuvrer

Tous des chauffards anesthésiés

 

Toi t'avais autre chose à faire

Qu'attendre qu'il finisse son créneau

Il fallait bien faire marche arrière

Sur le pare-chocs de l'autre blaireau

Pour créer cette troisième bande

Dessin oublié des perdreaux

Pour passer plutôt que d'attendre

Que s'ouvre le cours de l'auto

 

À croire que quand on est pressé

On n'croise que les illuminés

Les couillons bien blazés

Même pas capables de s'énerver

 

Mais c'est jamais les inconscients

Les détendus, les mous du gland

Qui croisent ces chauffards des Balkans

Ces dangers des bandes de roulement

 

Pourquoi ce sont les plus flippés

Qui croisent toujours plus de danger ?

Les deux choses seraient-elles liées

La peur attire-t-elle la curée ?

 

C'est fou ce qu'on croise comme connards

Quand on a l'humeur un peu noire

C'est quand même bizarre le hasard

L'aigreur attire-t-elle les tocards

 

 

 

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