This is not the end

Etienne Poiarez

Chronique de l'album éponyme du groupe The Doors pour VSD

1967, Californie, le groupe The Doors sortent un album éponyme sur le label Elektra Records. Débute alors un raz-de marée musical qui ne s'arrêtera qu'à la mort du chanteur Jim Morrison à Paris, en 1971, mais dont les échos persistent après des décennies.

L'épopée démarre en 1965. Le rock'n'roll band se forme à Los Angeles. Il est composé de Jim Morrison au chant, Ray Manzarek au clavier, John Densmore à la batterie et Robby Krieger à la guitare. Le groupe débute en jouant sur les poèmes de Morrison. Ils décrochent un contrat au Whisky A Go Go, à Los Angeles, un bar branché où l'on croise l'élite musicale de la région. Avec cette visibilité, en 1966, Elektra Records signe le groupe.

L'album sort le 4 janvier 1967. Les influences y sont singulières, mélangeant poésie, psychédélisme, rock'n'roll, blues, entre autres. Les styles s'entrelacent et se conjuguent pour un album d'une exceptionnelle envergure. Le voyage démarre par Break On Through (To The Other Side), rock'n'roll fracassant et dansant avec ce clavier très blues, qui donnera le ton de l'ensemble de l'album ; intense. Les compositions figent notre esprit le temps de l'écoute pour l'emporter vers des contrées inexplorées de la condition humaine. L'album se termine en apothéose lorsque Jim entonne le chant de The End, récit d'un voyage entre amis vers l'Ouest américain, non pas sans rappeler la folie spontanée du roman Sur la route de l'écrivain Jack Kerouac. Cette chanson est une véritable plongée dans la psyché humaine, traversant les miles infinis de l'Ouest sauvage.

L'album est une pièce maîtresse du rock, une œuvre mythique qui influencera d'innombrables groupes : Patti Smith, The Stooges…Rare sont les groupes qui repoussent les limites de l'imaginable musical dès le premier album.

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