En capitales

sani

Janvier.

Sans le savoir, nous effectuons notre dernier voyage à deux. Alors que l’année précédente nous avons parcouru l’Europe pour nous échapper de Paris le temps de quelques jours, de quelques heures, nous commençons l’année avec un week-end à Rome. Nous rêvons de grandeur, de ruines sublimes et d’ombres felliniennes sur la Cinnecitta. Notre appartement nous offre la meilleure vue sur le Colisée, mais c’est dans les rues du Trastevere que nous passons nos journées, dans ses restaurants que nous dégustons les meilleurs mets que nous offre l’Italie, dans ses cafés que nous nous faisons nos déclarations d’amour les plus enflammées.

Pourtant, Rome n’aura pas été assez grande pour consolider tout cet amour, fusionnel et instable, que nous nous portons.

Trois semaines plus tard, nous nous séparons.

Avril.

Des déboires amoureux qui donnent envie de tout quitter. Ce n’était pas forcément mieux avant, mais la facilité, c’est de se dire que tout serait mieux ailleurs. Et si le grand tournant de ma vie, le moment de prendre une nouvelle direction, folle et insensée, était arrivé ? Je cherche les destinations qui m’offriraient un nouveau départ, des heures, des nuits durant. Quitte à tout recommencer, autant le faire loin, le plus loin possible.

Pourtant, toutes ces questions aboutissent inexorablement à la même conclusion : ma vie est à Paris, et, ici, de belles choses m’attendent. J’ai deux amours…

Juillet.

Nous fêtons avec mes amis allemands nos cinq ans d’amitié. Même si le Mitte d’aujourd’hui a bien moins à voir avec celui que j’ai connu quand je m’y suis installée il y a quelques années, j’y retrouve des endroits qui me sont chers et qui ont ponctué ces années d’amitié si précieuse : un brunch au Haliflor, un vinyle découvert chez un disquaire de la Torstrasse, une bière allemande dégustée sur un banc de la alte Schönhauserstrasse…

Cinq jours passés à Berlin pour cinq années d’amitié, de soirées folles, de nuits à refaire le monde, de confessions douces et de déclarations tendres. Eux, je le sais, ça sera pour la vie.

Décembre.

Cette année a été si riche en rencontres, en projets et en accomplissements, que je ne peux qu’être foutrement excitée à l’idée d’en entamer une nouvelle. Même la version de James Murphy du Love is lost de Davie Bowie n’arrive plus à m’arracher une larme. Un ami m’annonce son mariage pour l’été prochain, je m’empresse de réserver mes billets : ni Lanzarote, ni Acapulco, ce sera à Honolulu que j’assouvirai cette envie irrépressible d’ailleurs…

2014, je t’attends avec impatience.

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