J'attends

Cindy Dydy

J’attends, encore et toujours. Oui j’attends, éternellement. Il me manque quelque chose… Mais quoi ? Ah oui, toi. Alors je t’attends, je compte les heures, dans un silence ou dans l’ennui, et surtout avec la patience qui me rit au nez. Elle me regarde avec de grands yeux et me souffle au creux de mon oreille « la patience est une vertu ». Une vertu, certes, mais ça m’apporte pas grand-chose jusque là, car j’attends moi ! et j’attends quoi ? TOI, toi et encore toi. Et pourtant quand je suis près de toi, je ne suis pas si vertueuse que ça car je m’abandonne à nos plaisirs, à nos désirs, à tout ce qui ne m’enverrait surement pas où les vertueux prennent leur retraite éternelle.

Mais j’attends, je ne peux pas faire autrement. Et je m’accroche, je m’énerve, j’essaye pourtant de me calmer, de ne pas m’en prendre à tout les autres. C’est si difficile… Pour tuer le temps qui me semble capricieux, j’allume la télé, mais pourquoi ai-je fais ça ? Je vois la publicité de ton métier ! Pourquoi tu as décidé de faire carrière ? Et pourquoi me suis-je engagée à t’attendre…

A chaque message, j’ai envie de te dire « reviens » mais à quoi bon, de dire sa détresse quand l’autre ne peut rien y faire ? Alors j’attends, mais pas si patiemment. Mes nuits sont longues, la lune se moque de moi, et tout les jours se ressemblent : trop calmes, interminables, sans toi, sans nous, sans rien.

Je mettais promis de ne plus être dévouer à un homme, et pourtant je t’attends. Mais pourquoi me fais-tu cela ? Arrête, ne me touche pas, ne m’aime pas, ne me caresse pas ! Arrête ! Non, reviens, poses tes mains, là et puis là aussi… Embrasse-moi encore et encore. Le week-end est déjà fini. Je te regarde partir, je fais comme si je suis ne pas touchée, comme si je ne suis pas blessée. Et à peine ton départ commence que déjà je t’attends…

J’en peux plus, mais je ne peux faire autrement, alors j’attends, je t’attends…

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